C’était attendu, c’est désormais officielle. Outre Alexandre Chevalier, la campagne du franc-maçon Georges Képénékian enregistre un ralliement politique significatif avec l’arrivée de plusieurs responsables locaux de Place Publique, aux côtés du parti Équinoxe. Ils ont officialisé leur soutien lors d’une conférence de presse au Club de la presse de Lyon.
La campagne municipale lyonnaise a franchi une nouvelle étape ce lundi 15 décembre, à l’occasion d’une conférence de presse organisée au Club de la presse de Lyon par Georges Képénékian. Dans un contexte de tensions croissantes au sein de l’union de la gauche, plusieurs responsables locaux du mouvement Place Publique ont annoncé leur ralliement à la candidature de l’ancien maire de Lyon, aux côtés du parti Équinoxe. Une prise de position publique qui marque une rupture politique nette avec l’équipe du maire sortant, Grégory Doucet.
Parmi les figures présentes, Alexandre Chevalier, jusqu’alors chef de file à Lyon de Place Publique, le partie de Raphael Glucksmann, gendre du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Ghassan Salamé. a cristallisé l’attention. Son départ de l’union de la gauche, officialisé quelques jours plus tôt, s’explique par un désaccord stratégique profond autour d’une éventuelle alliance avec La France insoumise.
Conformément à la ligne nationale défendue par Place Publique, le mouvement exclut toute coopération électorale avec les Insoumis, y compris entre les deux tours. Une hypothèse que l’élu estime crédible dans le cadre de la stratégie portée par Grégory Doucet, rendant selon lui toute poursuite de l’alliance impossible.
En rejoignant Georges Képénékian, Alexandre Chevalier a également annoncé renoncer à son rôle de chef de file local de Place Publique, tout en restant adhérent du mouvement. Il avait indiqué que d’autres responsables et militants pourraient suivre la même trajectoire et c’est désormais officiel.
Face à ces ralliements, Georges Képénékian a revendiqué une démarche de rassemblement sans renoncement politique. Candidat sans étiquette, ancien proche de Gérard Collomb et maire de Lyon entre 2017 et 2018, il affirme poursuivre une campagne indépendante, ouverte aux soutiens mais fidèle à sa ligne. Lors de la conférence de presse, il a insisté sur la volonté de proposer une vision constructive pour la ville, fondée sur une dynamique collective et transpartisane, une démarche également revendiquée par Jean-Michel Aulas et le mouvement Spartacus.
Le candidat reconnaît néanmoins les fragilités de sa campagne. Crédité d’environ 7 % des intentions de vote dans les enquêtes disponibles, il n’a pas encore finalisé l’ensemble de ses listes d’arrondissement, faute de candidats en nombre suffisant. Un calendrier a toutefois été fixé : la présentation complète des listes et du livre-programme est annoncée pour le 15 janvier. D’ici là, les ralliements issus de Place Publique et d’Équinoxe pourraient peser dans l’équation politique lyonnaise, à mesure que la campagne entre dans sa phase décisive.