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Photo : @Sciences Po Lyon

Lyon : un militant nationaliste entre la vie et la mort après une violente agression en marge d’une conférence de Rima Hassan

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Un jeune militant nationaliste agressé jeudi soir à Lyon, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’IEP, serait entre la vie et la mort suite à des suites de ses blessures. L’UNI affirme même qu’il est décédé sans que cela soit encore confirmé de façon officielle. Hospitalisé en urgence absolue pour une hémorragie cérébrale, son pronostic vital était engagé depuis son admission. Une enquête pour violences aggravées est en cours.

La soirée devait être celle d’un débat politique à l’Institut d’études politiques de Lyon. Elle s’est transformée en drame. Jeudi 8 février, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan organisée à l’IEP du 7e arrondissement, un jeune militant nationaliste a été violemment agressé. Hospitalisé dans un état critique, il serait décédé, selon le syndicat l’UNI.

Selon les premiers éléments communiqués par son entourage et confirmés par des sources policières, le jeune homme, âgé de 23 ans, avait participé à un rassemblement organisé par le collectif identitaire Némésis, venu protester contre la venue de la députée européenne. Une banderole dénonçant les « islamo-gauchistes » avait été déployée à proximité des locaux de l’IEP.

Une rixe d’ampleur aux abords de l’IEP

D’après les récits concordants, des militants antifascistes se seraient opposés physiquement à la présence des membres de Némésis. Une première altercation aurait impliqué plusieurs dizaines d’individus. Les organisateurs de la conférence ont indiqué que l’événement, à l’intérieur de l’établissement, n’avait pas été perturbé.

À l’issue de cette confrontation, la victime, prénommée Quentin, et un camarade se seraient éloignés des lieux. C’est à ce moment qu’ils auraient été suivis puis agressés dans une rue plus éloignée du site initial. Selon le témoignage d’un proche, le jeune homme aurait été déséquilibré par une « balayette » avant de chuter lourdement au sol, subissant ensuite de multiples coups, notamment à la tête. Selon le média d’extrême droite Bastion, il aurait été « poignardé à plusieurs reprises ».

Pris en charge par les secours vers 19h40 quai Fulchiron, dans le 5e arrondissement, il avait perdu connaissance. Transporté à l’hôpital Édouard Herriot en « urgence absolue », il souffrait d’une hémorragie cérébrale et avait été plongé dans le coma. Son décès aurait été confirmé par l’UNI, organisation étudiante classée à droite, sans que cela ne soit confirmé par les autorités.

Enquête pour violences aggravées

Le parquet de Lyon avait ouvert dès vendredi une enquête pour « violences aggravées », confiée à la direction interdépartementale de la police nationale. « À ce stade, le contexte et les circonstances précises des faits doivent être déterminés », indiquait-il. Les investigations devront établir les responsabilités individuelles dans un affrontement qui aurait impliqué une cinquantaine de personnes selon une source sécuritaire.

Le collectif Némésis accuse plusieurs groupuscules d’extrême gauche, notamment « La Jeune Garde », d’être à l’origine de l’agression. Il affirme avoir identifié certains participants sur des images diffusées sur les réseaux sociaux. Ces accusations n’ont pas, à ce stade, été confirmées par les autorités judiciaires.

Vague de réactions politiques

Le drame a suscité de nombreuses réactions. Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a condamné « avec la plus grande fermeté » une rixe d’« extrême violence » et exprimé son soutien à la victime et à ses proches. Plusieurs figures politiques de droite ont également réagi. Sarah Knafo a adressé ses « pensées » au collectif Némésis, tandis qu’Alexandre Dupalais, candidat RN-UDR à la mairie de Lyon, a annoncé suspendre sa campagne.

Au-delà des appartenances partisanes, l’affaire ravive la question de la violence politique sur les campus et dans l’espace public. La mort de ce jeune homme, étudiant en finance et en mathématiques selon ses proches, marque une nouvelle étape dramatique dans l’escalade des tensions entre militants antagonistes.

L’enquête devra désormais déterminer les circonstances exactes de l’agression et établir les responsabilités pénales. À Lyon, l’émotion est vive et les appels à l’apaisement se multiplient, alors que la ville tente de comprendre comment une confrontation militante a pu conduire à un tel dénouement.

Sources :

Le Figaro – Lyon : un militant nationaliste « entre la vie et la mort » après une agression – 9 février 2026 – lien

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