Les frappes israélo-américaines contre l’Iran ont suscité une réaction immédiate au sein de La France insoumise. La députée européenne Rima Hassan a condamné l’opération et affirmé sur le réseau X que « l’Iran a le droit de se défendre », estimant qu’Israël est l’agresseur dans cette séquence. D’autres figures de la France Isoumise à commencer par son leader, Jean-Luc Mélenchon se sont fendus d’un tweet.
Dans un message publié quelques heures après le début des bombardements, elle a écrit : « Israël AGRESSE l’Iran. Il n’y a pas de guerre préventive, il n’y a que des agressions de la part d’un État criminel qui travaille à détruire toute la région. »
« Les médias qui reprennent les éléments de langage d’Israël sur sa “guerre préventive” contre l’Iran, font de la propagande de guerre », a asséné l’Insoumise.
L’eurodéputée a ensuite radicalisé son propos en affirmant que « L’Iran a le droit de se défendre et Israël a le droit de la fermer ».
Une condamnation collective au sein de LFI
D’autres figures du mouvement ont rapidement pris position. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un conflit susceptible de pousser « la région puis le monde entier au bord d’un drame global ». Il a appelé le gouvernement français à « refuser la guerre » et à ne pas y « aider d’aucune façon ».
Le coordinateur national du parti, Manuel Bompard, a déclaré que la France devait « condamner ceux qui prennent le chemin de la guerre plutôt que de la négociation ».
Bompard a également souligné que « Les frappes « préventives » n’existent pas en droit international », prenant pour exemple le drame qui se serait déroulé dans une école à Minab, ou 85 écolières ont été tuées par les frappes israéliennes selon le dernier bilan.
À l’Assemblée nationale, Mathilde Panot a évoqué « une guerre illégale contre l’Iran », accusant Israël et les États-Unis de menacer la paix mondiale.
De son côté, Eric Coquerel a replacé l’escalade actuelle dans une lecture géopolitique plus large, dénonçant des « interventions impérialistes » liées aux intérêts énergétiques et stratégiques occidentaux.
Une ligne politique constante
La position de LFI s’inscrit dans une critique régulière de la politique israélienne et des interventions militaires occidentales au Moyen-Orient. Le mouvement défend une approche axée sur la diplomatie et le respect du droit international, tout en condamnant les opérations militaires jugées unilatérales.
Les déclarations de Rima Hassan ont cependant suscité des réactions contrastées sur la scène politique française, certains responsables accusant LFI de minimiser la responsabilité du régime iranien dans les tensions régionales.
Alors que la situation militaire reste évolutive et que les représailles iraniennes se poursuivent dans la région, la séquence illustre les profondes divisions au sein du débat politique français sur le conflit au Moyen-Orient et la position que la France doit adopter.