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Image : Capture d'écran vidéo officielle du CGRI.

Iran : OpenAI dans le viseur des Gardiens de la Révolution

Le 3 avril 2026, les Gardiens de la Révolution islamique iraniens ont diffusé une vidéo menaçant de détruire le campus Stargate d’OpenAI situé à Abu Dhabi, en représailles à toute frappe américaine sur les centrales électriques iraniennes. Ce campus, prévu pour une capacité de calcul d’un gigawatt, est révélé en vision nocturne sur des images satellites alors qu’il est flouté sur Google Maps. La menace intervient après des frappes déjà exécutées contre des data centers AWS dans la région du Golfe.

Le brigadier-général Ebrahim Zolfaghari, porte-parole des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a diffusé le 3 avril 2026 une séquence vidéo se terminant par un zoom satellite sur le campus Stargate d’OpenAI à Abu Dhabi – un site dissimulé sur Google Maps en vue standard, mais révélé en vision nocturne par les services iraniens. Le message superposé à l’image est sans ambiguïté : “Rien n’échappe à notre regard, même ce que Google cache.” Le porte-parole promet “l’annihilation complète et totale” des installations technologiques américaines dans le Golfe si Washington attaque les centrales électriques iraniennes. Ce campus, qui réunit des géants américains dont la plupart sont membres du Forum économique mondial, comme OpenAI, Softbank, Oracle, Nvidia et Cisco vise une capacité de calcul d’un gigawatt, dont une première tranche de 200 mégawatts devait entrer en service en 2026. Selon Reuters, cette seule tranche représente environ 100 000 puces Nvidia.

Des frappes sur des data centers déjà exécutées dans le Golfe

La menace iranienne n’est pas théorique. Dès le 1er mars 2026, des drones Shahed ont frappé deux centres de données AWS, autre géant américain membre du WEF, aux Émirats arabes unis et endommagé un troisième à Bahreïn, provoquant la mise hors ligne de deux zones de disponibilité sur trois dans la région ME-CENTRAL-1 d’Amazon pendant plus de 24 heures. Services bancaires, plateformes de paiement, applications de transport : l’onde de choc a touché des millions de personnes à travers le Golfe. AWS a renoncé à facturer l’ensemble de la région pour le mois de mars. Le 2 avril, le CGRI a également revendiqué une frappe contre un data center Oracle à Dubaï – ce que les autorités émiraties ont démenti. Le statut réel de cette installation reste inconnu à ce jour.

Les fermes de calcul IA, nouvelles cibles stratégiques de la guerre moderne

La logique iranienne repose sur une symétrie assumée : si les États-Unis visent les centrales électriques de l’Iran, Téhéran frappera les “centrales de calcul” des entreprises américaines dans le Golfe. L’infrastructure d’intelligence artificielle, concentrée dans la région pour des raisons d’énergie bon marché et de proximité diplomatique, devient vulnérable précisément parce qu’elle est massive, immobile et géographiquement exposée. Le contributeur de l’agenda 2030, Shyam Sankar , directeur technique de Palantir, membre du WEF qualifie ce conflit de “première grande guerre substantiellement façonnée par le ciblage assisté par IA”. Assureurs, opérateurs et investisseurs intègrent désormais le risque balistique dans leurs projections pour la région. OpenAI n’a pas commenté publiquement la menace et, au 7 avril, le campus Stargate n’a pas été touché.

L’infrastructure numérique mondiale, longtemps perçue comme immatérielle et donc intouchable, est devenue un théâtre de guerre à part entière. La menace iranienne sur Stargate illustre un basculement stratégique majeur : les data centers sont désormais des cibles militaires aussi déterminantes que des raffineries ou des aérodromes. Pour les grandes entreprises tech américaines, le calcul risque-bénéfice d’une expansion dans le Golfe vient de changer radicalement.

Source : Les Numériques – https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/annihilation-totale-l-iran-menace-de-raser-stargate-le-data-center-d-openai-cache-dans-le-desert-d-abu-dhabi-n253997.html

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