L’Espagne affronte l’un de ses étés les plus ravageurs. Avec plus de 382 000 hectares brûlés selon le système européen EFFIS — une superficie équivalente à l’île de Majorque — 2025 dépasse déjà les records précédents.
Le Premier ministre Pedro Sánchez, alerté devant l’ampleur de la catastrophe, a déclaré mardi que “des heures difficiles restent à venir” malgré le recul des températures. Il s’est alors engagé à lancer un « pacte d’État face à l’urgence climatique », à présenter dès septembre.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 30 000 hectares ont été ravagés en seulement 24 heures, portant à 373 000 la superficie brûlée fin de semaine dernière. Le précédent record national de 2022 (306 000 hectares) a été largement dépassé. Au total, depuis le début de l’année, les incendies ont dévasté une région clé de l’Espagne — Galice, Castille-et-Léon, et Estrémadure — entraînant des évacuations massives et l’arrêt de liaisons ferroviaires.
Face à la situation, l’État espagnol a mobilisé environ 3 400 soldats, 50 avions, ainsi que plusieurs équipes venues d’Allemagne, de France, de République tchèque, de Slovaquie, du Luxembourg et des Pays-Bas. Malgré cela, le feu s’enracine dans des masses forestières ultra-séchées par une canicule de 16 jours, avec des pointes de chaleur jusqu’à 45 °C.
Cette flambée dramatique met en lumière les conséquences accablantes du changement climatique en Espagne. Sánchez a insisté : cette situation doit dépasser les clivages politiques pour aboutir à une réponse nationale structurée.
Sources principales :
- Financial Times sur la déclaration de zones sinistrées et le pacte d’État
- The Guardian sur le contexte climatique et les réactions politiques (The Guardian)
- AP News sur la mobilisation et les conditions météo (apnews.com)
- Reuters sur la fermeture du Camino de Santiago et le bilan humain (Reuters)
- Le Monde pour les hectares brûlés en 24 h et l’intervention de Sánchez (Le Monde.fr)