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Photo : @Frederick Bisson

Incendie de Crans-Montana : pourquoi les images de vidéosurveillance du 31 décembre ont-elles été effacées ?

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L’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana est fragilisée par la disparition des images de vidéosurveillance du 31 décembre. Malgré des demandes officielles dans les délais légaux, seules certaines séquences du 1er janvier ont été conservées, alimentant interrogations et tensions entre autorités locales et judiciaires.

L’incendie survenu au bar Le Constellation, à Crans-Montana, continue de soulever de lourdes questions. Selon les révélations de la RTS, les images de vidéosurveillance situées aux abords de l’établissement n’ont pas été intégralement conservées. Les enregistrements du 31 décembre ont été définitivement effacés, alors que seuls subsistent ceux du 1er janvier, entre minuit et six heures du matin.

Cette perte de données intervient alors même que plusieurs demandes de conservation avaient été formulées dans le délai légal. Le système de vidéosurveillance communal est en effet soumis à une réglementation stricte en matière de protection de la vie privée, imposant l’effacement automatique des images après sept jours, sauf extraction sur demande officielle des autorités judiciaires.

Or, d’après les informations rapportées par la RTS, le Ministère public valaisan a adressé une première requête dès le 1er janvier. Cinq jours plus tard, il sollicitait formellement la police municipale afin d’obtenir les images filmées entre 0 h 30 et 2 heures du matin, une demande appuyée par un avocat le 6 janvier. À cette date, les enregistrements entraient toujours dans le délai légal de conservation.

Malgré cela, les séquences antérieures à minuit le 1er janvier ont été écrasées. Ces images auraient pourtant pu jouer un rôle central dans l’enquête, notamment pour déterminer si la porte de service située au rez-de-chaussée du bar était condamnée avant le départ du feu, et pour retracer la fréquentation de l’établissement lors de la soirée du réveillon.

Seules les vidéos couvrant la tranche horaire allant de minuit à six heures le 1er janvier ont été préservées. Contacté par la RTS, le commandant de la police de Crans-Montana affirme que la justice aurait dû ordonner explicitement la conservation des images. De son côté, le Ministère public estime avoir agi dans les temps. Les deux institutions se renvoient désormais la responsabilité de cette disparition, qui prive les enquêteurs d’éléments potentiellement déterminants.

Alors que plusieurs personnes ont déjà été mises en cause dans ce dossier sensible, cette perte jugée « irrémédiable » de preuves vidéo jette une lumière crue sur les limites et les dysfonctionnements possibles des procédures de conservation des données, au cœur d’une affaire qui continue de marquer la station valaisanne.

Sources :

La Dépêche du Midi – RTS

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