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Le directeur des opérations d'alerte et de réponse de l'OMS, Abdirahman Mahmoud. Image : capture d'écran OMS.

Hantavirus : l’OMS écarte la convocation d’un comité d’urgence du RSI

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L’Organisation mondiale de la santé n’envisage pas de convoquer un comité d’urgence du Règlement sanitaire international pour l’épidémie de hantavirus survenue à bord du MV Hondius. Le directeur des opérations d’alerte de l’OMS, Abdirahman Mahmoud, a justifié cette position vendredi 15 mai 2026 par le caractère contenu du foyer et le faible risque pour la population mondiale. L’agence onusienne, partenaire stratégique du Forum économique mondial, indique réévaluer la situation en continu.

Interrogé par Priti Patnaik, du média spécialisé Geneva Health Files, sur la possibilité d’une convocation du comité d’urgence du Règlement sanitaire international (RSI), le directeur des opérations d’alerte et de réponse de l’OMS, Abdirahman Mahmoud, a indiqué que l’agence n’envisageait pas, en l’état, de déclencher cette procédure pour l’épidémie de hantavirus à bord du MV Hondius. Le mécanisme du comité d’urgence du RSI, prévu par les articles 48 et 49 du règlement, peut conduire à la qualification d’une “urgence de santé publique de portée internationale” (USPPI).

Selon Abdirahman Mahmoud, le risque global pour la population reste faible. L’épidémie est confinée à un environnement fermé, les contacts ont été identifiés et placés en quarantaine, et le nombre total de personnes potentiellement exposées est estimé à environ 450 dans le monde entier. Le directeur a précisé que le directeur général et contributeur de l’agenda 2030, Tedros Adhanom Ghebreyesus serait informé en premier en cas d’évolution justifiant la convocation du comité. C’est en effet, lui, qui a le dernier mot en la matière, comme on a pu le constater avec la variole du singe. Tedros avait désavoué les experts de son comité afin de déclaré une USPPI.

Information du Conseil exécutif et des États membres

Maria Van Kerkhove, directrice du département d’épidémies et de pandémies, a confirmé que l’OMS a informé son Conseil exécutif et ses États membres de la situation et des mesures prises. La directrice a souligné que la maladie est connue de longue date, contrairement à un pathogène inédit, ce qui justifie une réponse opérationnelle classique plutôt qu’une procédure d’urgence formelle.

L’agence onusienne précise que sa réponse repose sur un traçage approfondi des contacts, particulièrement ceux ayant débarqué à Sainte-Hélène, ceux ayant voyagé de Sainte-Hélène à l’Afrique du Sud, et ceux ayant pris en charge des patients en Afrique du Sud. Le dénominateur, c’est-à-dire le nombre total de personnes ayant été en contact avec le navire, est entièrement connu de l’OMS.

Le Règlement sanitaire international, un outil régulièrement révisé

Le RSI, instrument juridique international contraignant adopté en 1969 et profondément révisé en 2005, encadre la coopération entre États en matière d’épidémies et d’urgences sanitaires. Il a fait l’objet de nouvelles révisions adoptées en 2024 et 2025, sur fond de débats relatifs à un futur traité international sur les pandémies. Les négociations sur ce traité, conduites au sein d’un organe intergouvernemental hébergé par l’OMS, restent ouvertes.

Les comités d’urgence du RSI ont été convoqués à plusieurs reprises ces dernières années pour des épidémies comme la COVID-19, la variole simienne ou l’Ebola. Leur convocation est une décision discrétionnaire du directeur général de l’OMS, qui s’appuie sur les avis d’un comité d’experts. La position prudente de l’OMS dans le cas du Hondius reflète une volonté affichée de proportionnalité.

Un appel à la coopération et à la solidarité internationale

Maria Van Kerkhove a salué la coopération exemplaire des États impliqués dans la réponse à l’épidémie. L’OMS rappelle que la réussite du traçage des contacts illustre l’importance du Règlement sanitaire international comme cadre opérationnel multilatéral. L’agence onusienne indique que ses mécanismes restent activables si la situation venait à évoluer.

Une réévaluation régulière annoncée

L’OMS a annoncé des mises à jour régulières et des évaluations de risque continues. Si des éléments nouveaux apparaissent, notamment une mutation du virus identifiée par séquençage ou un élargissement géographique de l’épidémie, le directeur général pourrait revoir sa position. À ce stade, l’agence considère que les outils opérationnels mobilisés suffisent à contenir l’épidémie.

Le sujet pourrait néanmoins être abordé en marge de la 79e Assemblée mondiale de la santé, qui s’ouvre à Genève le dimanche 18 mai 2026. L’Assemblée réunit chaque année les ministres de la Santé des 194 États membres de l’OMS, ainsi que les principaux partenaires institutionnels et observateurs.


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Source : Point presse de l’OMS du 15 mai 2026 – Genève. www.who.int

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