Selon des informations relayées par l’agence ukrainienne Ukrinform, le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov serait hospitalisé après une défaillance rénale. Non confirmée par Moscou, cette alerte du renseignement ukrainien ravive les interrogations sur la stabilité du pouvoir en Tchétchénie, dans un contexte diplomatique déjà tendu autour de la guerre en Ukraine.
La santé de Ramzan Kadyrov revient au centre de l’attention internationale. D’après une information diffusée dimanche par l’agence de presse ukrainienne Ukrinform, citant des sources anonymes du renseignement militaire ukrainien, le chef de la Tchétchénie, région sous administration russe, serait actuellement hospitalisé après une défaillance de ses reins. L’intéressé se trouverait dans son propre établissement hospitalier en Tchétchénie, où plusieurs membres de son clan familial se seraient réunis à son chevet.
Ces révélations, largement commentées par les observateurs du conflit russo-ukrainien, interviennent alors que les pressions diplomatiques s’accentuent sur Vladimir Poutine et le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Volodymyr Zelensky pour relancer des négociations de paix, près de quatre ans après le début de l’invasion de l’Ukraine. Si elles étaient confirmées, elles pourraient avoir des répercussions sensibles sur l’équilibre politique interne de la Fédération de Russie.
Toujours selon Ukrinform, l’hospitalisation de Ramzan Kadyrov aurait accéléré les discussions autour de sa succession. Le processus de désignation d’un nouveau dirigeant pour la Tchétchénie se serait « considérablement intensifié », plusieurs noms circulant déjà dans les cercles du pouvoir russe. Parmi les candidats évoqués figureraient Magomed Daudov, figure influente du régime tchétchène, Apti Alaudinov, commandant des forces spéciales tchétchènes, ainsi qu’Akhmat Kadyrov, fils aîné du dirigeant actuel.
Âgé de 49 ans, Ramzan Kadyrov est l’un des alliés les plus fidèles du Kremlin et un pilier de la stratégie de contrôle de Moscou dans le Caucase du Nord. Depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022, il a joué un rôle symbolique et militaire important, envoyant plusieurs milliers de combattants tchétchènes soutenir l’armée russe. Sa loyauté affichée envers Vladimir Poutine lui a permis de gouverner la Tchétchénie d’une main de fer, au prix de nombreuses accusations de violations des droits humains.
Des rumeurs récurrentes sur l’état de santé du dirigeant circulent toutefois depuis plusieurs années. Ses apparitions publiques se sont faites plus rares et plus espacées, alimentant les spéculations sur un affaiblissement progressif. L’annonce d’une possible défaillance rénale s’inscrit dans cette continuité, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait, à ce stade, été apportée par les autorités russes ou tchétchènes.
L’hypothèse d’une succession imminente constitue un sujet sensible pour le Kremlin. Une transition mal maîtrisée à Grozny pourrait fragiliser l’équilibre sécuritaire de la région, à un moment où la Russie fait déjà face à une pression internationale accrue et à un enlisement militaire en Ukraine. En l’absence de communication officielle, ces informations doivent néanmoins être abordées avec prudence, le renseignement et la communication de guerre jouant un rôle central dans le conflit actuel.
Sources :
Ukrinform – Informations sur l’hospitalisation de Ramzan Kadyrov – 11 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net
Renseignements militaires ukrainiens (GUR) – déclarations relayées par la presse – janvier 2026