Le gouvernement israélien a vivement réagi mardi 21 mai à la décision de l’Union européenne de réexaminer son accord de commerce et de coopération avec l’État hébreu. Le ministère des Affaires étrangères israélien a dénoncé une « incompréhension totale de la réalité complexe » à laquelle le pays est confronté à Gaza.
Dans une déclaration publiée sur X, Oren Marmorstein, porte-parole du ministère, a affirmé : « Cette guerre a été imposée à Israël par le Hamas. Critiquer Israël revient à encourager ce groupe terroriste à persister. » Il a ajouté que les accusations de violations des droits humains ignoraient la responsabilité du Hamas dans la poursuite du conflit.
Per today’s statement by EU High Representative @KajaKallas regarding Israel:
— Oren Marmorstein (@OrenMarmorstein) May 20, 2025
We completely reject the direction taken in the statement, which reflects a total misunderstanding of the complex reality Israel is facing.
This war was forced upon Israel by Hamas, and Hamas is the… pic.twitter.com/BZsef9EDHp
Cette décision européenne, soutenue par 17 des 27 ministres des Affaires étrangères des États membres, s’appuie sur l’article 2 de l’accord UE–Israël, qui conditionne les relations bilatérales au respect des droits humains. La haute représentante Kaja Kallas a réaffirmé que « la situation humanitaire à Gaza est catastrophique » et que l’aide devait être délivrée « sans obstruction ».
Le Royaume-Uni a pour sa part suspendu ses négociations commerciales avec Israël et imposé des sanctions ciblées contre des colons en Cisjordanie, dénonçant une offensive « intolérable ».
Face à cette pression internationale croissante, Israël affirme vouloir maintenir un dialogue ouvert avec ses partenaires, mais rejette toute remise en cause de sa politique sécuritaire.