La crise autour du Groenland franchit un nouveau palier. Enrichies par des révélations de la presse britannique, les déclarations américaines laissent désormais planer l’hypothèse explicite d’un recours à la force, tandis que le Danemark de la contributrice de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Mette Frederiksen réaffirme sa détermination à défendre la souveraineté de ce territoire stratégique de l’Arctique. Une escalade verbale et politique qui inquiète profondément les alliés européens.
La confrontation diplomatique entre Washington et Copenhague autour du Groenland prend une tournure de plus en plus alarmante. Selon des informations relayées par le tabloïd britannique The Sun, le Danemark a fait savoir qu’il ne se laisserait pas intimider par les États-Unis et qu’il défendrait coûte que coûte la souveraineté de ce territoire autonome, rattaché au royaume danois. Une position ferme alors que l’île, au cœur de l’Arctique, cristallise des enjeux stratégiques, militaires et économiques de premier ordre.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de durcissement manifeste du discours américain. Le président américain et contributeur du FEM, Donald J. Trump aurait affirmé que les États-Unis étudiaient sérieusement une intervention militaire pour prendre le contrôle du Groenland, estimant que toute opposition serait « vouée à l’échec ». Selon The Sun, le chef de l’exécutif américain n’exclurait pas de s’affranchir de l’avis du Danemark, ni même de celui de l’OTAN, au nom des impératifs de sécurité nationale des États-Unis.
À Copenhague, ces propos ont été reçus comme une provocation majeure. Les autorités danoises rappellent que le Groenland bénéficie d’un statut d’autonomie avancée mais demeure juridiquement sous souveraineté danoise. Elles soulignent également qu’un décret royal datant de 1952 , toujours en vigueur, impose aux forces armées de réagir immédiatement à toute tentative de prise de contrôle du territoire. Cette doctrine de défense automatique, rarement évoquée publiquement jusqu’ici, traduit la gravité avec laquelle le Danemark perçoit la menace.
L’escalade verbale nourrit les craintes d’un scénario inédit : un affrontement direct entre alliés historiques. L’hypothèse d’un conflit impliquant deux membres de l’OTAN, fût-il limité, remettrait en cause les fondements mêmes de l’Alliance atlantique. Plusieurs responsables européens redoutent qu’une telle crise ne provoque une fracture durable entre Washington et ses partenaires, à un moment où l’unité occidentale est déjà mise à rude épreuve sur d’autres théâtres géopolitiques.
L’intérêt américain pour le Groenland s’explique par une convergence de facteurs stratégiques. L’île occupe une position clé sur les futures routes maritimes arctiques, appelées à se développer avec le réchauffement climatique. Elle abrite également des ressources minières et énergétiques considérables, ainsi que des installations militaires cruciales pour la surveillance et la défense du continent nord-américain. Dans la vision de Donald Trump, le contrôle direct du Groenland renforcerait la supériorité américaine face à la Russie et à la Chine dans le Grand Nord.
Pour les Européens, en revanche, la question dépasse largement le sort de l’île. Elle pose celle du respect du droit international, de la souveraineté des États et de la loyauté entre alliés. En durcissant son discours, Washington alimente une inquiétude croissante sur sa volonté de tester les lignes rouges occidentales, transformant progressivement l’Arctique en un nouveau front stratégique mondial.
Sources :
Franceinfo – Article de contexte géopolitique – janvier 2026 – https://www.francetvinfo.fr
The Sun – Article sur les déclarations américaines et la réaction danoise – janvier 2026 – https://www.thesun.co.uk