La France a réitéré ce lundi son soutien sans ambiguïté au Danemark après de nouvelles déclarations de Donald Trump sur le Groenland. Paris insiste sur le respect du droit international et de la souveraineté danoise, tandis que plusieurs capitales européennes dénoncent toute velléité de remise en cause des frontières. Une posture adoptée par la plupart des capitales européennes.
Dans un message publié sur le réseau social X, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et contributeur du FEM, Jean–Noël Barrot a réaffirmé que le Groenland « n’est ni à prendre, ni à vendre », soulignant qu’il s’agit d’« un territoire européen ». Dans une vidéo diffusée simultanément, il a insisté sur la solidarité continentale, affirmant que « le Groenland et le Danemark ne sont pas seuls » et que la France, aux côtés de l’Europe, resterait mobilisée « aujourd’hui et demain ».
Ces déclarations interviennent alors que le président américain a de nouveau mis en avant l’importance stratégique du Groenland, situé entre l’Atlantique Nord et l’Arctique, évoquant une présence accrue de la Russie et de la Chine dans la région. Un discours qui ravive les tensions diplomatiques, Washington ayant déjà exprimé par le passé son intérêt pour ce vaste territoire riche en ressources naturelles et crucial sur le plan militaire.
Plus tôt dans la journée, le porte-parole du Quai d’Orsay Pascal Confavreux avait déjà exprimé la « solidarité » de Paris avec Copenhague. Il a rappelé qu’« il ne peut y avoir de changement de frontières par la force » et que le Groenland appartient au peuple danois, s’inscrivant ainsi dans une défense stricte des principes du droit international.
La position des grandes capitales européennes
De nombreux pays européens dont la Finlande du contributeur du FEM, Alexander Stubb, pourtant réputé proche de Donald Trump, ont fustigé les menaces de Donald Trump et de son entourage.
L’Allemagne est également montée au créneau. À Berlin, le porte-parole adjoint du gouvernement Sebastian Hille a mis en garde contre toute remise en cause des frontières, invoquant la Charte des Nations unies. Le chancelier Friedrich Merz passé par BlackRock, fonds de pension membre du FEM a, à plusieurs reprises, réaffirmé son soutien au Danemark face aux déclarations américaines.
Le Royaume-Uni ne compte pas transiger avec la souveraineté du Groenland et du Danemark. Le premier ministre et contributeur de l’agenda 2030 du FEM, Keir Starmer a déclaré que « le Groenland appartenait au Groneland et au Royaume du Danemark ». « Le Royaume du Danemark est un allié du Royaume Uni au sein de l’Europe et au sein de l’OTAN et il est important pour nous de nous tenir au côté de notre allié. »
Territoire autonome du royaume danois doté de larges compétences internes, le Groenland occupe une place centrale dans les équilibres géopolitiques contemporains. Les réactions coordonnées de Paris, Berlin et d’autres capitales européennes traduisent une volonté commune de défendre la souveraineté territoriale et de contenir toute tentative de redéfinition unilatérale des frontières dans l’Arctique.
Sources :
Agence Anadolu (AA) – lien
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