Le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a annoncé dans la soirée du mercredi 21 janvier la suspension de droits de douane visant plusieurs pays européens, invoquant des avancées diplomatiques sur le dossier sensible du Groenland. Cette décision intervient quelques heures après son discours au Forum économique mondial, où il a réaffirmé que les États Unis avaient besoin de ce territoire arctique pour leur sécurité nationale et mondiale.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a indiqué qu’il renonçait à l’imposition de droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février. Ces taxes, initialement fixées à 10 pour cent sur les importations en provenance de huit pays européens, devaient progressivement grimper jusqu’à 25 pour cent d’ici le mois de juin.
Les pays concernés étaient la France, l’Allemagne, le Royaume Uni, le Danemark, la Suède, la Norvège, les Pays Bas, ainsi qu’un huitième État européen non précisé.
Un « cadre d’accord » autour du Groenland
Donald Trump a expliqué cette volte face par des discussions qu’il qualifie de « productives » avec le secrétaire général de l’OTAN et contributeur du FEM, Mark Rutte, en marge du forum de Davos.
Selon le président américain, les deux hommes seraient parvenus à « un cadre pour un futur accord concernant le Groenland », accord qui, selon lui, profiterait à la fois aux États Unis et à l’ensemble des membres de l’Alliance atlantique.
« Sur la base de cette compréhension, je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a écrit Donald Trump.
Pressions économiques et levier diplomatique
Quelques jours plus tôt, l’administration américaine avait clairement conditionné le maintien de ces droits de douane au soutien explicite des pays européens au projet américain d’acquisition du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark.
Cette stratégie de pression économique avait provoqué une onde de choc à Bruxelles et dans plusieurs capitales européennes, déclenchant la convocation de réunions d’urgence de l’Union européenne et l’étude de mesures de rétorsion commerciales.
L’Europe sur le qui vive
Avant l’annonce de Donald Trump, le président français et contributeur du FEM, Emmanuel Macron avait plaidé pour l’activation de l’instrument anti coercition de l’Union européenne. De son côté, la présidente de la Commission européenne et contributrice du FEM, Ursula von der Leyen avait averti que la réponse européenne serait « ferme, unie et proportionnée » en cas de passage à l’acte de Washington.
Ces menaces tarifaires avaient accentué ce que plusieurs diplomates européens décrivent déjà comme la plus grave crise transatlantique depuis des décennies.
Pas de recours à la force, selon Trump
Dans son discours à Davos, Donald Trump a toutefois tenu à exclure explicitement tout recours à la force pour prendre le contrôle du Groenland. Il a néanmoins réaffirmé que les membres de l’OTAN pourraient « s’entendre » sur un contrôle américain du territoire, assurant que Washington saurait se montrer « reconnaissant » envers ses alliés.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a de son côté appelé à une « diplomatie réfléchie », reconnaissant les tensions internes à l’Alliance tout en réaffirmant la volonté de trouver une solution politique.
Source : Euronews.