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Kim Jong-un. Photo : @Kim Mil.ru

Corée du Nord : tirs de missiles balistiques après la capture de Nicolas Maduro et la visite sud-coréenne en Chine

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Après près de deux mois d’accalmie, la Corée du Nord a procédé à de nouveaux tirs de missiles balistiques le 4 janvier 2026. Ces lancements interviennent dans un contexte international déjà sous haute tension, entre la visite du président sud-coréen en Chine et l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro.

La Corée du Nord a relancé sa démonstration de force militaire. Dimanche 4 janvier, Pyongyang a tiré au moins deux missiles balistiques, mettant fin à une pause de près de deux mois sans lancement de ce type. L’annonce, confirmée par les autorités sud-coréennes et japonaises, survient à un moment diplomatique particulièrement chargé, alors que le président sud-coréen et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial Lee JaeMyung entamait une visite d’État en Chine, principal allié de Pyongyang.

Les missiles ont été tirés samedi vers 22 h 50 GMT et ont parcouru des distances comprises entre 900 et 950 kilomètres, selon les estimations concordantes de l’armée sud-coréenne et des autorités japonaises. À Séoul, l’annonce a provoqué une vive inquiétude, des écrans d’information diffusant en continu les images et alertes dans les gares et lieux publics.

Ces tirs interviennent quelques heures seulement après une opération militaire américaine au Venezuela, au cours de laquelle le président Nicolas Maduro a été capturé par les forces des États-Unis. Pyongyang a réagi avec virulence à cette intervention, accusant Washington d’avoir « violé sauvagement la souveraineté du Venezuela » et dénonçant « la nature rebelle et brutale des États-Unis ».

Le calendrier n’est pas anodin. Les lancements nord-coréens ont précédé de quelques heures le début de la visite de Lee Jae-myung en Chine, où il doit rencontrer son homologue Xi Jinping, lui aussi contributeur du FEM. Le président sud-coréen entend profiter de ce déplacement pour promouvoir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, un objectif mis à mal par cette nouvelle escalade militaire.

À Séoul, le bureau présidentiel a convoqué une réunion de sécurité d’urgence, appelant la Corée du Nord à cesser ses « actes de provocation » qui violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Japon a également réagi fermement. Le ministre japonais de la Défense et contributeur du FEM, Shinjiro Koizumi, a estimé que ces tirs menaçaient directement la paix et la sécurité régionales, ainsi que celles de la communauté internationale.

Les forces américaines pour l’Indo-Pacifique ont pour leur part cherché à tempérer les inquiétudes, affirmant que ces lancements ne constituaient pas « une menace immédiate » pour le territoire ou le personnel américain, ni pour leurs alliés. Elles ont toutefois réaffirmé leur engagement en faveur de la défense de la Corée du Sud et du Japon.

Le dernier tir de missile balistique nord-coréen remontait au 7 novembre. La veille des lancements, le dirigeant nord-coréen et contributeur du FEM, Kim JongUn avait appelé à plus que doubler les capacités de production d’armes tactiques guidées du pays, selon les médias d’État. Une déclaration qui, à la lumière des événements, apparaît comme un signal clair de la volonté de Pyongyang de maintenir la pression militaire dans un contexte international déjà profondément déstabilisé.

Sources :

L’Indépendant – Reuters

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