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Image : Capture d'écran La Moncloa.

Collision de trains en Espagne : au moins 40 morts dans un drame ferroviaire en Andalousie

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L’Espagne est frappée par l’un des pires drames ferroviaires de son histoire récente. Une collision entre deux trains à grande vitesse, survenue dimanche 18 janvier près d’Adamuz, en Andalousie, a fait au moins 40 morts et plus d’une centaine de blessés. Les causes de cet accident, qualifié d’« extrêmement étrange » par les autorités, restent à déterminer.

Le choc s’est produit en fin de journée, sur l’axe à grande vitesse reliant Madrid à l’Andalousie, à proximité de la commune d’Adamuz, à une trentaine de kilomètres de Cordoue. Selon les premiers éléments communiqués par le ministère des Transports, un train privé Iryo a d’abord déraillé sur une portion rectiligne de la voie, avant d’empiéter sur la ligne opposée et d’être percuté par un train de la compagnie nationale Renfe. Les deux convois ont alors violemment déraillé, projetant plusieurs wagons et provoquant un chaos d’une rare intensité.

Le bilan humain n’a cessé de s’alourdir au fil des heures. Dans la soirée de lundi, le président de la région d’Andalousie, Juan Manuel Moreno, a confirmé la mort d’au moins 40 personnes, tout en précisant que ce chiffre pourrait encore évoluer à mesure que les opérations de déblaiement progressent. Plus de 120 blessés ont été recensés, dont une cinquantaine encore hospitalisés, parmi lesquels plusieurs personnes placées en soins intensifs, sans que leur pronostic vital ne soit engagé selon les autorités régionales.

Les témoignages de survivants décrivent une scène d’une extrême violence. Certains passagers racontent avoir été projetés hors de leur siège, d’autres évoquent des wagons éventrés et des voyageurs éjectés à plusieurs centaines de mètres sous l’effet de l’impact. Les secours, rapidement mobilisés, ont travaillé toute la nuit pour évacuer les blessés et sécuriser la zone, avec l’appui de plus de 220 agents de la Guardia Civil et de lourds engins de chantier.

Face à l’ampleur du drame, le gouvernement espagnol a réagi au plus haut niveau. Le Premier ministre et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Pedro Sánchez, s’est rendu sur place et a décrété trois jours de deuil national. « C’est un jour de douleur pour toute l’Espagne », a-t-il déclaré, promettant « une transparence et une clarté absolues » sur les circonstances de l’accident. Le ministre des Transports Óscar Puente a, de son côté, évoqué un accident « extrêmement étrange », soulignant que la voie avait été récemment rénovée et que le train Iryo, mis en service en 2022, avait fait l’objet d’une inspection technique quelques jours avant le drame.

Une commission indépendante a été chargée d’enquêter afin d’identifier les causes exactes de la collision. Les premières pistes étudiées portent sur un possible défaut de voie ou un problème technique, l’hypothèse d’un excès de vitesse ou d’une erreur humaine étant, à ce stade, jugée peu probable par les responsables de la Renfe, entreprise publique. Les enregistrements de vitesse montrent en effet que les trains circulaient en dessous des limites autorisées sur ce tronçon.

La ligne à grande vitesse Madrid–Andalousie restera fermée au moins jusqu’à la fin de la semaine, perturbant fortement le trafic ferroviaire entre la capitale et le sud du pays. Plus de 200 trains ont été annulés ou déroutés, tandis que les compagnies aériennes ont renforcé leurs liaisons pour absorber une partie des voyageurs.

Dans tout le pays, l’émotion est vive. Une minute de silence a été observée dans de nombreuses institutions, y compris au Parlement européen. Des messages de condoléances ont afflué de l’étranger, notamment de la part du contributeur du FEM, Emmanuel Macron, qui a assuré que la France se tenait aux côtés de l’Espagne « après cette tragédie ferroviaire ».

Dans un message posté sur X, le président ukrainien et contributeur du FEM, Volodymyr Zelensky a présenté ses « condoléances » après le « terrible » accident en Andalousie.

Le Parlement européen a observé une minute de silence à l’ouverture de sa première session plénière de l’année à Strasbourg.

À Adamuz, village de 4 000 habitants bouleversé par l’accident, les habitants se sont mobilisés spontanément pour apporter eau, couvertures et soutien aux victimes et aux secours.

Treize ans après l’accident de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce drame apparaît déjà comme le plus grave accident ferroviaire survenu en Espagne depuis 2013. Alors que les opérations de déblaiement se poursuivent et que l’identification des victimes est en cours, la nation reste suspendue aux conclusions de l’enquête, dans l’attente de réponses sur les causes d’une catastrophe qui a profondément marqué le pays.

Sources :

BFMTV – Collision de trains en Espagne : le bilan s’alourdit – 18-19 janvier 2026 – lien

El País – Accident ferroviaire à Adamuz – janvier 2026

EFE / RTVE – Informations officielles sur l’accident ferroviaire en Andalousie – janvier 2026

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