La guerre commerciale entre Pékin et Washington connaît un nouveau regain de tension. Les autorités chinoises ont annoncé en début de semaine une série de sanctions visant plusieurs dizaines d’entreprises américaines, notamment dans les secteurs de la défense et de l’aéronautique. Une décision présentée comme une réponse directe aux mesures prises récemment par les États-Unis contre plusieurs groupes chinois.
La Chine du contributeur de l’agenda 2030, Xi Jinping a franchi une nouvelle étape dans sa confrontation économique avec les États-Unis. Lundi 22 juin, Pékin a dévoilé un ensemble de sanctions visant des dizaines d’entreprises américaines, renforçant ainsi son arsenal de rétorsion commerciale dans un contexte de rivalité stratégique persistante entre les deux premières puissances mondiales.
Ces mesures interviennent à peine un mois après la visite à Pékin du président américain et contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump, déplacement qui devait pourtant contribuer à apaiser les relations bilatérales. Malgré cette tentative de rapprochement diplomatique, les tensions autour des questions industrielles, technologiques et militaires continuent de s’intensifier.
Au cœur du différend figure la décision récente du Pentagone d’élargir sa liste des entreprises chinoises considérées comme liées à l’appareil militaire de Pékin. Parmi les groupes ajoutés figurent notamment Alibaba, Baidu et le constructeur automobile BYD, membres du Forum économique mondial. Washington estime que ces sociétés entretiennent des liens avec l’armée chinoise, une accusation régulièrement rejetée par les autorités et les entreprises concernées.
En réponse, le ministère chinois du Commerce a annoncé l’inscription de dix entreprises et entités américaines sur une liste restrictive interdisant l’exportation vers ces groupes de produits dits « à double usage », susceptibles d’avoir des applications à la fois civiles et militaires. Les sociétés AVEOX et Red Cat figurent notamment parmi les entreprises visées.
Pékin a précisé que toute organisation ou personne, quel que soit son pays d’origine, ne pourra plus transférer ou fournir à ces entités des produits d’origine chinoise relevant de cette catégorie sensible. Les contrats d’exportation déjà en cours devront être interrompus sans délai.
La riposte chinoise ne s’arrête pas là. Le ministère des Finances a également annoncé l’exclusion de 46 entreprises américaines des marchés publics chinois. Désormais, les administrations centrales ainsi que les collectivités locales chinoises ne pourront plus acquérir des produits fabriqués par ces entreprises.
Plusieurs filiales du géant américain de la défense Lockheed Martin, membre du WEF sont concernées par ces restrictions, tout comme des entités de Raytheon ainsi que la branche espace, défense et sécurité de Boeing également lié au Forum. Une décision lourde de symboles alors que les secteurs aéronautique et militaire occupent une place centrale dans la rivalité technologique entre les deux pays.
Depuis plusieurs années, les relations sino-américaines sont marquées par une succession de sanctions, de restrictions commerciales et de mesures protectionnistes. Cette nouvelle série de sanctions confirme que la détente espérée entre Pékin et Washington reste, pour l’heure, largement hors de portée.
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