Depuis 2024, une tendance inattendue se développe sur les réseaux sociaux chinois autour de Gabriel Attal. Surnommée « Attalmania », cette popularité numérique dépasse le simple intérêt politique et s’étend jusqu’aux livres, aux vidéos virales et aux rencontres physiques lors de déplacements en Chine. Un phénomène encore difficile à expliquer, mais révélateur des dynamiques culturelles numériques entre la France et la Chine.
Depuis 2024, des centaines de vidéos circulent sur les plateformes chinoises autour de Gabriel Attal, au point de créer un véritable écosystème de contenus surnommé « Attalmania ». Certains utilisateurs publient des montages, d’autres des extraits traduits ou des récits romancés de sa vie publique, souvent en mandarin.
Lors de la promotion de son livre Un homme libre publié le 23 avril 2024, plusieurs scènes ont été largement relayées, notamment des séances de dédicace où des groupes de jeunes se seraient déplacés avec un objectif très clair : obtenir une photo ou un selfie avec lui. Selon plusieurs témoignages, cette présence massive de fans a surpris jusque dans l’entourage de l’ancien Premier ministre.
Des contenus circulant en ligne affirment que « des centaines de vidéos » lui sont consacrées sur les réseaux sociaux chinois, certains allant jusqu’à dire qu’il serait devenu« omniprésent » sur certaines plateformes locales. D’autres publications évoquent même des liens avec Stéphane Séjourné, écrits directement en mandarin, qui seraient désormais plus nombreux que les versions en français ou en anglais dans certains espaces numériques.
Une fascination numérique entre culture pop et politique
Certains médias rapportent que ce phénomène dépasse largement la simple curiosité politique. Des internautes chinois décrivent Gabriel Attal comme une figure perçue à la fois comme moderne, médiatique et facilement identifiable dans les codes visuels des réseaux sociaux.
Une formule souvent reprise dans les contenus viraux résume ce phénomène de manière directe : « C’est dingue, il y a une Attalmania », expression utilisée pour qualifier cette popularité jugée inattendue.
Dans plusieurs vidéos et publications relayées sur les réseaux, des commentaires évoquent également une présence « massive » de contenus en mandarin, certains affirmant que cette langue serait devenue la principale langue utilisée dans les fictions et publications liées à sa personnalité.
Ce phénomène numérique s’inscrit dans une logique plus large de circulation internationale des figures politiques transformées en objets médiatiques. Les contenus ne relèvent plus uniquement de l’information politique, mais aussi de la culture populaire, du divertissement et parfois même de la fiction.
Dans ce contexte, les déplacements publics de Gabriel Attal en Chine ont contribué à amplifier le phénomène, notamment lorsque des groupes de jeunes se seraient déplacés uniquement pour « un selfie avec lui », selon plusieurs récits médiatiques.
Une étudiante chinoise interrogée par Libération lors d’une séance de dédicace de Gabriel Attal, prénommée Wanton, explique que leur histoire « touche beaucoup de Chinois ». Dans le même esprit, un utilisateur de la plateforme RedNote affirme que « si ses fans chinois pouvaient voter, il gagnerait en 2027 », illustrant la manière dont certains internautes transforment cette popularité en projection politique symbolique.
Sources :
DNA : https://www.dna.fr/videos/la-attalmania-quand-gabriel-attal-devient-une-star-en-chine-3rumpqk
RTL : https://www.rtl.fr/actu/politique/c-est-dingue-il-y-a-une-attalmania-la-mysterieuse-popularite-de-gabriel-attal-sur-les-reseaux-sociaux-chinois-7900629961
Le JSL (TikTok) : https://www.tiktok.com/@lejsl/video/7641123217788161313
