Condamné à quatre ans de prison ferme dans l’affaire dite de la sextape, Gaël Perdriau a annoncé lui-même son incarcération sur les réseaux sociaux. L’ex-maire de Saint-Étienne a été écroué mercredi matin à Bourg-en-Bresse, tandis que ses coaccusés ont été dirigés vers la maison d’arrêt de Corbas.
Le contraste est saisissant. Une photographie lumineuse, un ciel bleu et un sourire affiché, publiée sur Facebook, pour annoncer une entrée en prison imminente. C’est par ce canal que Gaël Perdriau a choisi de communiquer, mercredi 7 janvier, sur son incarcération consécutive à sa condamnation dans l’affaire de chantage à la sextape qui a profondément ébranlé la vie politique stéphanoise.
Dans ce message adressé à ses soutiens, l’ancien maire de Saint-Étienne revient sur le jugement rendu le 1er décembre 2025. Il y dénonce une décision vécue comme « une terrible injustice » et rappelle avoir interjeté appel, affirmant conserver l’espoir que la justice reconnaîtra sa version des faits. Une déclaration qui tranche avec la réalité judiciaire désormais effective.
Selon les informations recueillies, Gaël Perdriau a franchi les portes du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse mercredi matin. Il y purge sa peine de quatre ans de prison ferme prononcée pour l’ensemble des infractions retenues contre lui, notamment chantage, association de malfaiteurs et détournement de fonds. Cette condamnation marque l’aboutissement d’un dossier judiciaire tentaculaire, emblématique des dérives reprochées à un ancien édile longtemps installé au cœur du pouvoir local.
L’ex-maire n’est toutefois pas le seul protagoniste de cette affaire à connaître l’incarcération. Gilles Rossary-Lenglet avait déjà annoncé, le 31 décembre, son intention de se présenter à l’administration pénitentiaire. De leur côté, Pierre Gauttieri et Samy Kéfi-Jérôme ont été écroués dès le mardi 6 janvier à la maison d’arrêt de Corbas, près de Lyon.
La dispersion géographique des détenus, entre l’Ain et le Rhône, illustre la volonté de l’administration pénitentiaire de répartir les profils dans des établissements distincts, dans un dossier à forte exposition médiatique. Elle souligne aussi la fin d’un cycle politique et judiciaire pour Gaël Perdriau, dont la chute a laissé un vide durable au sein de la majorité municipale stéphanoise, désormais engagée dans une recomposition interne sous haute tension.
Source :
Le Progrès – lien