Condamné en 2024 à 45 ans de prison aux États-Unis pour trafic de drogue, l’ancien président du Honduras et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Juan Orlando Hernández a été gracié par le contributeur du FEM, Donald J. Trum, le 1er décembre dernier. Une décision controversée qui a suscitée de vives critiques, y compris au sein du camp républicain.
L’ancien président du Honduras, Juan Orlando Hernández, a officiellement été gracié par Donald Trump, qui a annulé sa condamnation fédérale pour narcotrafic et infractions liées aux armes. Ce geste, signé les 1er et 2 décembre 2025, a été confirmé par la Maison-Blanche ainsi que par l’avocat de l’ancien chef d’État. Le Bureau fédéral des prisons a indiqué que Hernández a depuis été libéré d’un établissement situé en Virginie-Occidentale.
Le dirigeant hondurien, qui a présidé son pays de 2014 à 2022, avait été extradé vers les États-Unis en 2022 puis condamné en 2024 à 45 ans de prison par un tribunal fédéral pour avoir joué un rôle central dans l’acheminement de tonnes de cocaïne vers le territoire américain. Les procureurs l’avaient décrit comme un acteur majeur d’un vaste réseau criminel ayant permis d’« inonder » les États-Unis de drogue, tout en profitant de ses fonctions politiques pour couvrir ses activités.
Un pardon complet a été accordé, annulant l’ensemble de la peine. Donald Trump a justifié cette décision en déclarant qu’Hernández aurait été, selon lui, « traité très durement et injustement », évoquant une « chasse aux sorcières » politique orchestrée sous l’administration Biden. Un discours déjà bien rodé par l’ancien président pour justifier ses grâces les plus polémiques.
Officieusement, plusieurs hypothèses circulent dans les cercles diplomatiques et médiatiques, et elles pointent vers des motivations bien plus stratégiques et cyniques. L’annonce de la grâce est en effet intervenue littéralement à la veille de la présidentielle hondurienne de fin novembre 2025, où Trump affichait son soutien au candidat conservateur Nasry « Tito » Asfura, du Parti national, le même camp politique qu’Hernández. Trump ne s’était pas contenté de gracier Hernández : il a endossé Asfura, critiqué les candidates issues de la gauche ou du camp LIBRE et laissé entendre que le niveau d’aide américaine dépendra de la victoire du candidat de droite.
Cette annonce a toutefois provoqué une onde de choc politique, des élus républicains comme démocrates critiquant la grâce. Beaucoup y ont vu un signal désastreux envoyé à l’Amérique latine et aux cartels de la drogue. « C’est un affront à nos agences de lutte contre le trafic et à des années d’efforts », a commenté un sénateur de la commission judiciaire.
Hernández, dont le nom est désormais associé à l’un des plus grands scandales de corruption et de narcotrafic impliquant un chef d’État dans l’hémisphère, avait toujours nié les accusations. Pourtant, plusieurs témoins, dont des narcotrafiquants notoires, l’avaient directement impliqué dans les audiences à New York.
Surtout, cette grâce est intervenue quelques semaines seulement avant l’opération Absolute Resolve au Venezuela, au cours de laquelle Trump a fait capturer Nicolás Maduro, lui aussi accusé de narcoterrorisme. Si dans un cas Trump ordonne l’arrestation d’un dirigeant étranger au nom de la justice, dans l’autre il offre la rédemption à un autre ex-président tout aussi compromis.
Sources américaines et internationales
- CNN : « Trump formally pardons former Honduran President Juan Orlando Hernández » (2 décembre 2025).
- The New York Times : « Former President of Honduras Is Freed From Prison After Trump Pardon » (2 décembre 2025).
- BBC : « What was Honduras ex-president convicted of and why has Trump pardoned him ? » (2 décembre 2025).
Sources sur les motivations et contexte électoral
- Al Jazeera : « Trump says will pardon former Honduras leader before presidential vote » (28 novembre 2025).
- France 24 : « Trump announces pardon of Honduran ex-president ahead of election » (29 novembre 2025).
- AP News : « Trump’s pardon of ex-Honduran president Hernández injects wild card into election » (29 novembre 2025).