L’Organisation mondiale de la santé a annoncé le 9 mai que l’ensemble des passagers et membres d’équipage du navire de croisière MV « Hondius » était désormais considérés comme des « contacts à haut risque » après la détection d’un foyer d’infection à hantavirus à bord. Une surveillance active de quarante-deux jours a été recommandée alors que les premières opérations de débarquement ont commencé.
L’Organisation mondiale de la santé a annoncé samedi considérer l’ensemble des personnes présentes à bord du navire de croisière MV « Hondius » comme des « contacts à haut risque » après l’identification d’un foyer d’infection à hantavirus. Cette qualification implique un suivi sanitaire renforcé de tous les passagers ainsi que des membres d’équipage pendant une période d’une quarantaine de jours.
L’information a été confirmée par Maria Van Kerkhove, directrice de la prévention et de la préparation aux épidémies et aux pandémies au sein de l’OMS,. « Nous classons toutes les personnes à bord comme ce que nous appelons des contacts à haut risque », a-t-elle déclaré, précisant qu’une « surveillance active et un suivi » seraient nécessaires pour chaque personne débarquant du navire.
Le gouvernement espagnol a répété a plusieurs reprises que le dispositif mis en place pour l’évacuation des passagers du MV Hondius, dimanche matin, a été prévu pour qu’ il n’y ait « aucun contact » avec la population locale.
Après les 72 heures de quarantaine et en cas d’évaluation favorable, les passagers pourront retourner à domicile et rester isolés une quarantaine de jours.
Le hantavirus est une maladie virale transmise principalement par des rongeurs infectés. L’être humain peut être contaminé par inhalation de particules issues d’urine, de salive ou d’excréments d’animaux porteurs du virus. Certaines formes de la maladie peuvent provoquer de graves atteintes respiratoires ou rénales. Bien que les transmissions interhumaines restent rares selon les autorités sanitaires internationales, la promiscuité inhérente à un navire de croisière impose une vigilance maximale.
Depuis la pandémie de Covid-19, les navires de croisière font l’objet d’une attention particulière en matière de gestion des risques sanitaires. Les environnements clos, la circulation internationale des passagers et les escales multiples constituent des facteurs susceptibles de compliquer les opérations de contrôle et de traçage.
L’OMS, agence onusienne membre du Forum économique mondial insiste sur l’importance d’une coopération étroite entre les autorités sanitaires nationales, les équipes médicales du navire et les services de surveillance épidémiologique afin d’assurer un suivi rigoureux des personnes concernées.
Sources :
BFM, Le Monde
