Le patron de X Corp., Elon Musk, a de nouveau provoqué des réactions en France après la publication, le 8 mai 2026, d’un message polémique visant les magistrats français chargés d’une enquête concernant la plateforme X et certains usages de son intelligence artificielle Grok.
Dans un message publié en français sur X, Elon Musk a utilisé des propos jugés insultants par plusieurs observateurs et associations, suscitant rapidement une controverse sur les réseaux sociaux et dans le monde judiciaire.
Une enquête judiciaire ouverte à Paris autour de X et de Grok
Cette prise de parole intervient alors qu’une information judiciaire a été ouverte à Paris concernant plusieurs signalements liés à des contenus publiés ou générés via la plateforme X. Les investigations porteraient notamment sur la diffusion potentielle de contenus illicites ainsi que sur certains usages controversés de l’outil d’intelligence artificielle Grok, développé par la société xAI.
Selon plusieurs médias français, la justice cherche à déterminer si des contenus manipulés de type « deepfake » à caractère sexuel auraient pu être créés ou diffusés via ces outils.
À ce stade, l’enquête est en cours et aucune condamnation n’a été prononcée.
Une plainte déposée après les propos d’Elon Musk
À la suite de la publication du message, l’association Stop Homophobie a annoncé le dépôt d’une plainte visant Elon Musk pour des propos considérés comme homophobes.
L’association estime que certains termes employés dans le message peuvent être interprétés comme des insultes liées à l’orientation sexuelle. En droit français, ce type d’infraction peut faire l’objet de poursuites lorsqu’il est commis publiquement.
Cette nouvelle polémique intervient dans un contexte déjà tendu entre Elon Musk et plusieurs autorités européennes autour de la modération des contenus et des obligations imposées aux grandes plateformes numériques.
Des tensions croissantes entre X et les régulateurs européens
Depuis le rachat de Twitter devenu X par Elon Musk en 2022, les relations entre la plateforme et plusieurs gouvernements européens se sont régulièrement crispées autour des questions de désinformation, de modération et de contenus illicites.
L’Union européenne surveille notamment l’application du Digital Services Act, qui impose aux grandes plateformes des obligations renforcées en matière de lutte contre les contenus illégaux et de transparence algorithmique.
Elon Musk défend une vision de la liberté d’expression sur X, tout en dénonçant ce qu’il considère comme des excès de régulation de la part de certaines autorités nationales et européennes. Au mois de septembre dernier l’ONG, Civilisation Works a publié un rapport dans lequel elle accuse la France d’avoir mis en place un systeme de censure transnational dans le cadre du DSA.
Elon Musk a également reçu le soutien sur X de Pavel Durov, autre partisan de la liberté d’expression qui a eu à faire à la justice Française. Selon lui, “Le gouvernement français panique” car “un bouleversement politique majeur en 2027 risque d’exposer ses agissements, alors il tente de faire taire les plateformes de libre expression sous n’importe quel prétexte qu’il pense pouvoir utiliser sans conséquence“.
