Le CDC a voulu rassurer samedi 9 mai, alors que plusieurs cas d’hantavirus liés au navire de croisière MV Hondius suscitent l’inquiétude internationale. Trois passagers sont morts, mais les autorités sanitaires américaines et l’OMS estiment que le risque pour la population générale demeure faible.
Les autorités sanitaires américaines tentent d’éteindre le début de panique. Samedi, les Centers for Disease Control and Prevention, l’agence fédérale américaine chargée de la santé publique, membres du Forum économique mondial ont affirmé que le risque d’une propagation massive de l’hantavirus, après l’épisode observé à bord du MV Hondius, restait « extrêmement faible » pour le public américain. Le message vise à contenir les comparaisons hâtives avec la pandémie de Covid-19, qui circulent depuis plusieurs jours autour de ce navire attendu près de Tenerife, aux Canaries.
L’inquiétude vient de la souche identifiée : le virus Andes, une forme d’hantavirus capable, dans de rares cas, de se transmettre d’une personne à l’autre. Le CDC rappelle toutefois que cette transmission reste généralement limitée à des contacts rapprochés avec une personne malade. Les hantavirus se contractent le plus souvent après exposition à l’urine, la salive ou les excréments de rongeurs infectés.
Selon les informations rapportées par NPR, trois passagers du MV Hondius sont morts : un couple néerlandais et une femme allemande. Le couple aurait été exposé avant l’embarquement, lors d’une sortie d’observation d’oiseaux dans une décharge en Argentine. Plus de deux douzaines de passagers américains se trouvaient à bord du navire ; sept sont déjà rentrés aux États-Unis sans présenter de symptômes, tandis que dix-sept autres doivent être rapatriés et suivis au National Quarantine Unit de l’université du Nebraska.
L’OMS, l’agence onusienne membre du Forum économique mondial qui suit l’épisode depuis plusieurs jours, a recensé huit cas signalés, dont trois décès, et souligne que le risque pour la population mondiale reste faible. L’organisation précise que les transmissions interhumaines documentées du virus Andes demeurent limitées et inhabituelles.
Aux Canaries, l’arrivée du MV Hondius a néanmoins réveillé les angoisses. Les autorités espagnoles ont prévu une évacuation encadrée, sans contact avec la population locale, tandis que le navire doit rester au large. L’opération est coordonnée avec l’OMS et plusieurs pays concernés par le rapatriement de leurs ressortissants. Là encore, le mot d’ordre est clair : vigilance maximale, mais pas de scénario catastrophe.
Sources :
NPR / KNKX – CDC says threat of widespread outbreak of hantavirus remains low – lien
CDC – About Andes Virus – lien
OMS – Hantavirus cluster linked to cruise ship travel, Multi-country – lien
OMS – WHO’s response to hantavirus cases linked to a cruise ship – lien
Le Monde – Spanish island braces for arrival of Hantavirus cruise ship – lien
