L’Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration officielle, son directeur général et contributeur de l’agenda 2030, Tedros Adhanom Ghebreyesus appelle la communauté internationale à ne pas détourner le regard face à la situation au Soudan, qualifiée de l’une des crises humanitaires les plus graves au monde.
Le Dr Tedros insiste sur l’ampleur de la crise en cours. Selon lui, plus de 33,7 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population, ont désormais besoin d’une aide vitale immédiate. Il met en garde contre une situation qui, d’après l’OMS, continue de se détériorer sous l’effet du conflit.
Le directeur général souligne également que le système de santé du pays est « au bord de l’effondrement », une conséquence directe des violences persistantes et de la dégradation des infrastructures.
Des attaques contre les structures de santé dénoncées
Dans sa déclaration, le chef de l’OMS évoque plusieurs incidents récents visant des établissements médicaux. Il cite notamment une frappe de drone contre un hôpital d’Al-Daein, dans le Darfour oriental, qui aurait fait plusieurs dizaines de morts et de blessés, parmi lesquels des patients et du personnel soignant.
Il mentionne également une autre attaque survenue début avril dans l’État du Nil Blanc, ayant coûté la vie à des membres du personnel hospitalier, dont le directeur d’un établissement, ainsi que des pillages et des expulsions dans d’autres structures de santé.
Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, ces événements illustrent une tendance inquiétante. Ils témoignent, selon lui, d’une aggravation de la crise et d’une mise en danger directe des services de santé et des populations civiles.
Un appel à une action politique et humanitaire
Au-delà du constat, le directeur général de l’OMS appelle à une mobilisation urgente. Il insiste sur la nécessité d’une « solidarité internationale renouvelée » et d’actions politiques et humanitaires concrètes pour répondre à la situation.
Son message vise à alerter sur les conséquences potentielles d’une inaction. « Le Soudan ne peut pas affronter cette crise seul », prévient-il en substance, appelant les États et les organisations internationales à intensifier leurs efforts.
À travers cette prise de parole, l’OMS cherche à replacer la crise soudanaise au centre de l’attention internationale, dans un contexte où d’autres conflits dominent l’actualité mondiale.