Depuis la Maison Blanche, le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a affirmé ce lundi 2 mars que l’intervention en Iran visait à neutraliser le programme de missiles longue portée iranien qui aurait permis à l’Iran de disposer de l’arme nucléaire.
Dans une allocution martiale, Donald Trump a défendu la stratégie américaine face à l’Iran en présentant l’intervention militaire comme une nécessité stratégique et une ultime opportunité pour neutraliser une menace qu’il juge « colossale » pour les États-Unis et leurs alliés.
Selon lui, les destructions infligées aux installations iraniennes auraient été « importantes », mais insuffisantes pour stopper les ambitions du régime. Il a accusé Téhéran d’avoir ignoré les avertissements américains et de poursuivre activement son programme nucléaire, tout en développant à grande vitesse des missiles balistiques capables de viser l’Europe, les bases américaines au Moyen-Orient et, à terme, le territoire des États-Unis.
Le cœur de son argumentaire repose sur la combinaison jugée inacceptable entre missiles balistiques et arme nucléaire. Une telle configuration représenterait, selon lui, une menace directe pour le Moyen-Orient mais aussi pour « le peuple américain ». Donald Trump a insisté sur le fait que Washington ne pouvait tolérer qu’un régime qu’il qualifie de « terroriste » se dote de l’arme atomique.
Rupture assumée avec l’accord Obama
L’ancien président a également revendiqué sa décision, lors de son premier mandat, de retirer les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 sous l’administration de Barack Obama. Il a qualifié cet accord de « deal absolument épouvantable », estimant qu’il n’aurait pas suffi à empêcher l’Iran de parvenir à ses fins.
Dans son discours, Donald Trump a rappelé que le régime iranien aurait, selon lui, soutenu des attaques contre des intérêts américains pendant des années. Il a évoqué les engins explosifs improvisés utilisés contre des soldats américains en Irak, attribuant leur conception au général iranien Qassem Soleimani, tué en janvier 2020 sur ordre des États-Unis. Cette élimination, a-t-il rappelé, marquait déjà une étape majeure dans la stratégie de pression maximale exercée contre Téhéran.
Des objectifs militaires étendus
Au-delà du nucléaire, Donald Trump a détaillé des objectifs militaires plus larges : destruction des capacités de production de missiles, neutralisation des infrastructures maritimes iraniennes et affaiblissement durable des moyens de projection du régime. Il a affirmé que certaines unités navales iraniennes étaient déjà « au fond de la mer ».
Selon lui, l’opération en cours progresse plus rapidement que prévu. Alors que les planificateurs militaires avaient envisagé une campagne de deux à cinq semaines, il a assuré que les forces américaines étaient « en avance sur le calendrier » et capables de poursuivre les opérations si nécessaire.
Il a également rejeté les critiques évoquant un possible enlisement. « Je ne me lasse jamais », a-t-il lancé, balayant les supposées analyses médiatiques selon lesquelles l’opinion publique pourrait se détourner du conflit après quelques semaines. Il a présenté la campagne comme une action ciblée destinée à « décapiter » les dirigeants militaires iraniens et à neutraliser la menace à sa source.
Un soutien affiché aux forces armées
En conclusion, Donald Trump a rendu hommage aux membres des forces armées américaines engagés dans l’opération, saluant leur « courage hors du commun » et appelant à un soutien national sans faille.
Ce discours s’inscrit dans une rhétorique de fermeté absolue, où la supériorité militaire américaine est présentée comme garante d’une victoire « facile » et rapide. Reste que l’évolution du conflit dépendra désormais des capacités de riposte de Téhéran et des réactions régionales, dans un contexte où la question nucléaire iranienne demeure l’un des dossiers les plus explosifs de la scène internationale.
Sources :
Discours de Donald Trump – transcription fournie le 2 mars 2026