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Dalai Lama. Photo : @PrzemekJaczewski

Dalai Lama : le chef spirituel nie tout lien après plus de 150 mentions dans les « Epstein files »

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Mentionné à plus de 150 reprises dans les documents déclassifiés liés à Jeffrey Epstein, le Dalaï Lama est sorti de son silence. Son entourage dément catégoriquement toute rencontre avec le financier américain. Les références recensées portent principalement sur des tentatives d’organisation de dîners ou d’événements, sans preuve d’un contact direct.

Le nom du Dalaï Lama apparaît à de nombreuses reprises dans les « Epstein files » publiés par le département américain de la Justice entre décembre 2025 et janvier 2026. Selon la chaîne chinoise CGTN, par laquelle sont passés de nombreux contributeurs de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, dont Guan Xin, Wang Guan ou Michael Wang, le chef spirituel tibétain de 90 ans serait mentionné au moins 169 fois dans ces documents. Face à l’ampleur des spéculations, son bureau a publié un communiqué pour clarifier la situation.

Dans cette déclaration diffusée sur le réseau X, son entourage affirme « sans équivoque » que le Dalaï Lama n’a jamais rencontré Jeffrey Epstein, ni autorisé quiconque à organiser une interaction en son nom. Le texte précise que certaines publications médiatiques et messages sur les réseaux sociaux cherchent à établir un lien inexistant entre les deux hommes.

Des tentatives de rencontre évoquées dans des courriels

La chaîne d’État a mentionné un courriel dans lequel un expéditeur inconnu indiquait à Epstein envisager d’assister à un rassemblement auquel le dalaï-lama devait participer.

« Concernant l’événement dont je vous ai parlé il y a presque un mois sur l’île, à propos de la venue du dalaï-lama, je souhaite m’y rendre pour le voir. Je peux annuler ma venue si vous avez besoin de mon aide aujourd’hui », pouvait-on lire dans le courriel cité par CGTN.

Dans un courriel ultérieur, l’expéditeur écrivait : « Je me rends maintenant à l’événement avec le dalaï-lama. »

D’autres messages, datés de mai 2015, révèlent qu’Epstein évoquait l’idée d’un dîner réunissant le Dalaï Lama, le cinéaste Woody Allen et le linguiste Noam Chomsky. Dans un message adressé à Soon-Yi Previn, épouse de Woody Allen, il écrit être « en train de travailler » à l’organisation d’un tel repas. Rien, dans les documents publiés, n’indique que ces projets aient abouti.

Les fichiers mentionnent également un échange avec le physicien et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Lawrence Krauss au sujet d’un éventuel dîner. Là encore, les messages témoignent de discussions préparatoires, sans confirmation d’une rencontre.

Spéculations et réactions contrastées

La publication de ces éléments intervient alors que des membres du Congrès américain ont obtenu l’accès à des versions non expurgées des dossiers, sans possibilité d’en faire des copies. Les révélations ont suscité de vifs débats en ligne. Certains internautes soulignent qu’une mention dans les fichiers ne constitue pas une preuve de relation directe ou d’implication. D’autres appellent à des investigations approfondies concernant toutes les personnalités citées.

En juillet 2025, le journaliste Michael Wolff avait affirmé avoir aperçu le Dalaï Lama à la résidence new-yorkaise d’Epstein. Cette déclaration, faite dans un podcast de The Daily Beast, n’a pas été corroborée par des preuves publiques. Le journaliste indépendant Jacob Silverman avait analysé ces propos, soulignant l’absence de confirmation officielle et rappelant que le Dalaï Lama avait, par le passé, participé à des événements financés par des personnalités controversées.

Parmi ces précédents figure une intervention en 2009 lors d’un événement organisé par NXIVM, fondée par Keith Raniere, condamné en 2019 à 120 ans de prison. Selon plusieurs sources, le Dalaï Lama aurait reçu une rémunération d’un million de dollars pour cette participation.

Entre correspondances exploratoires, invitations envisagées et absence de preuve d’une rencontre effective, le dossier illustre la complexité des « Epstein files », où la simple apparition d’un nom ne préjuge ni d’une relation directe ni d’une responsabilité. La prise de parole du Dalaï Lama vise ainsi à couper court à l’amalgame, dans un contexte où chaque mention est scrutée à l’échelle mondiale.

Source :

Boredpanda

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