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Affaire Epstein : Bill et Hillary Clinton refusent de comparaître devant le Congrès américain

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L’ancien président Bill Clinton et son épouse Hillary ont refusé de répondre aux assignations à comparaître émises par le Congrès dans le cadre de l’enquête sur Jeffrey Epstein. Ce choix ouvre un bras de fer judiciaire avec la commission de surveillance de la Chambre des représentants et expose le couple à des poursuites pour entrave aux prérogatives parlementaires.

L’affaire Jeffrey Epstein continue de produire des secousses politiques majeures à Washington. Mardi 13 janvier, l’ancien président démocrate et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Bill Clinton a refusé de se présenter à l’audition à laquelle il avait été convoqué par la Chambre des représentants, dans le cadre de l’enquête parlementaire portant sur ses liens passés avec le financier déchu. Son absence, immédiatement dénoncée par les élus républicains, marque une nouvelle étape dans une confrontation désormais ouvertement judiciaire.

« Bill Clinton ne s’est pas montré aujourd’hui », a déclaré devant la presse James Comer, président républicain de la commission de surveillance chargée de l’enquête. Tout en affirmant que personne n’accusait formellement l’ancien chef de l’État d’actes répréhensibles, l’élu a insisté sur la nécessité de répondre aux questions du Congrès, rappelant que l’objectif affiché est de faire la lumière sur un dossier aux ramifications tentaculaires.

Assignés à comparaître depuis le mois d’août, Bill et  Hillary Clinton passée par le programme young leader de la Fondation France-Amérique fondée par les présidents Ford et VGE, membres du groupe Bilderberg , avaient jusqu’alors multiplié les échanges avec la commission sans accepter de comparution formelle. Hillary Clinton devait, elle, être entendue le lendemain. Dans une lettre rendue publique et révélée par le New York Times, le couple a annoncé refuser l’ensemble des auditions, qualifiant les citations à comparaître de « légalement non valables » et dénonçant une démarche visant, selon eux, à les « embarrasser publiquement » au terme d’une confrontation qu’ils jugent « prolongée et inutile ».

Dans ce courrier au ton offensif, les Clinton reprochent également à James Comer d’avoir accepté, pour d’autres anciens responsables, de simples déclarations écrites en lieu et place d’auditions en personne. Une souplesse procédurale qui leur aurait, selon eux, été systématiquement refusée. « Nous avons essayé de vous donner le peu d’informations que nous avons, parce que les crimes de M. Epstein étaient horribles », écrivent-ils, tout en contestant la méthode de la commission.

La commission de surveillance a toutefois prévenu qu’un vote serait organisé la semaine suivante afin d’engager une procédure pour entrave aux prérogatives du Congrès contre Bill Clinton, une étape préalable à une éventuelle saisine du Department of Justice. Une telle procédure pourrait théoriquement exposer l’ancien président et son épouse à des sanctions pénales.

Le contexte est d’autant plus inflammable que, depuis la fin de l’année, l’administration du contributeur du FEM, Donald Trump a commencé à rendre publics des milliers de documents, photos et vidéos liés à Epstein. Plusieurs de ces éléments montrent Bill Clinton à différentes occasions, notamment à bord de l’avion privé du financier au début des années 2000. Dans sa lettre de convocation, James Comer rappelait que l’ancien président avait reconnu avoir voyagé à quatre reprises avec Epstein entre 2002 et 2003.

Concernant Hillary Clinton, la commission évoque des « liens proches » supposés entre la famille Clinton, Epstein et sa complice Ghislaine Maxwell, condamnée en 2021 à vingt ans de prison pour exploitation sexuelle de mineures. Bill Clinton a toujours nié avoir eu connaissance des crimes d’Epstein, affirmant ne plus avoir eu de contact avec lui depuis plus d’une décennie avant son arrestation.

Alors que de nombreux documents demeurent caviardés malgré une loi votée en novembre imposant leur publication intégrale, le refus des Clinton de comparaître renforce la dimension politique de l’affaire. Fin décembre, un porte-parole de Bill Clinton appelait pourtant à une transparence totale, y compris sur les éléments pouvant impliquer l’ancien président. Une position désormais mise à l’épreuve par l’escalade judiciaire engagée avec le Congrès.

Sources :

Libération / AFP – 13 janvier 2026 – lien

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