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Serge Klarsfeld. Image : Capture d'écran CNews.

OQTF : la justice saisie après des propos d’Arno Klarsfeld évoquant des « rafles »

Invité sur CNews, l’avocat Arno Klarsfeld a suscité une vive polémique en appelant à organiser des « rafles » pour expulser les personnes visées par une obligation de quitter le territoire français. Ses déclarations ont conduit des responsables politiques à saisir la justice et l’Arcom. L’affaire relance le débat sur les limites du discours public autour de l’immigration et de la sécurité.

Les propos tenus samedi 24 janvier sur le plateau de CNews ont immédiatement provoqué un tollé. Interrogé dans le cadre d’un débat consacré à des faits divers récents survenus à Nice, l’avocat Arno Klarsfeld a plaidé pour l’organisation de « rafles un peu partout » en France afin, selon ses mots, de « se débarrasser des OQTF ». Une expression lourde d’histoire, prononcée en direct à la télévision, qui a rapidement dépassé le cadre du simple débat sécuritaire.

Évoquant la politique migratoire menée aux États-Unis, l’avocat a cité en exemple l’action de la police fédérale de l’immigration américaine, l’ICE, appelant à « regarder ce que fait Trump ». Il a reconnu que de telles méthodes pouvaient conduire à des « injustices », estimant toutefois qu’elles relèveraient d’un choix assumé « pour le bien de l’État ». Des déclarations qu’il a prolongées en qualifiant certaines personnes sous OQTF d’« asociales » et en assumant l’idée qu’une politique dure ne pourrait être menée sans dommages collatéraux.

La réaction politique ne s’est pas fait attendre. Le député de Seine-Saint-Denis Thomas Portes a annoncé avoir saisi la procureure de la République de Paris ainsi que l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, Arcom, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.

D’autres élus de La France insoumise ont dénoncé des propos jugés xénophobes et racistes, soulignant la charge symbolique du terme employé, d’autant plus sensible au regard de l’histoire familiale de l’intervenant.

À ce stade, ni le parquet de Paris ni l’Arcom n’avaient officiellement réagi, mais les signalements déposés pourraient déboucher sur des suites judiciaires ou réglementaires.

Sources :

CNews, Le Parisien

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