Invité de Léa Salamé dans l’émission Quelle Époque! sur France 2, Jean-Michel Aulas a bénéficié d’une exposition nationale rare pour un candidat aux municipales lyonnaises. L’ancien patron de l’OL y a déroulé, sans véritable contradiction, les grandes lignes de son projet pour Lyon, confirmant ses promesses et ses lignes politiques.
S’il présente sa candidature comme transpartisane, Jean-Michel Aulas semble bel et bein le candidat du système. Adoubé par Renaissance et la droite, l’ancien président de l’OL était sur le plateau de Léa Salamé, fille du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Ghassan Salamé, samedi soir dernier. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la présentatrice ne s’est pas montrée aussi vindicative qu’avec Marion Cotillard.
Jean-Michel Aulas s’en est sorti sans encombre sur le plateau de Quelle Époque! Un passage très exposé médiatiquement pour le candidat déclaré aux élections municipales à Lyon, et sans doute unique à ce stade de la campagne.
Passé après Francis Huster et Pierre Arditi, Jean-Michel Aulas a coché les cases attendues d’un invité politique dans ce format hybride : un humour mesuré, une posture maîtrisée et surtout la possibilité de dérouler ses propositions malgré quelques rappels à l’ordre polis de l’animatrice. Contrairement à d’autres responsables lyonnais, à l’image de Grégory Doucet dans Quotidien, l’ancien dirigeant de l’OL n’a pas vu son intervention noyée dans le divertissement.
Les questions abordées sont restées classiques, parfois volontairement simplifiées : sa filiation revendiquée avec Bernard Tapie, son entrée tardive en politique, ou encore les étiquettes qui lui collent déjà à la peau, du « Trump lyonnais » à son rapport supposément conflictuel à l’écologie. Des angles que Jean-Michel Aulas a écartés sans difficulté, profitant d’un climat globalement bienveillant.
La question la plus structurante de la soirée est finalement venue de Francis Huster, demandant ce que le candidat ferait en premier en cas de victoire en mars, mais aussi en cas de défaite. Une réponse restée incomplète, en raison d’un montage rapide et d’une séquence consacrée à l’âge du candidat, relancée par Hugo Clément. La seule véritable pique est venue de Philippe Caverivière, rappelant avec humour que Jean-Michel Aulas fêterait ses 77 ans le jour du second tour.
Sur le fond, aucune surprise. L’ancien président de l’Olympique lyonnais a répété les piliers de son programme : la construction d’un mégatunnel, un allègement de la zone à trafic limité, la gratuité des TCL, de la cantine scolaire et du périscolaire. Des propositions déjà largement connues des électeurs lyonnais, mais désormais exposées à un public national.
La séquence finale du photo-call, exercice délicat devenu rituel de l’émission, a permis de préciser ses positionnements politiques. Au contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial,Emmanuel Macron, Jean-Michel Aulas a adressé un laconique « Tiens bon », à Gabriel Attal, young global leader du FEM un « Quel talent », assumant sans détour son ancrage macroniste. Face à l’image de Grégory Doucet, il lâche d’abord un « Qui ? », avant d’asséner : « Tu as trop dénaturé la ville ».
Et la tournée de Jean-Michel Aulas continue sur les médias nationaux. Il sera l’invité ce soir de Darius Rochebin sur LCI, chaine appartenant au groupe Bouygues, propriété du Groupe BPCE, membre du FEM.
Sources :
France 2 – Quelle Époque! – Émission du samedi – janvier 2026