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Donald Trump. Photo : @Shealah Craighead

USA : Trump intensifie sa rhétorique anti-migrants et vise le Venezuela et le Congo

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À l’approche de l’élection présidentielle de 2024, Donald Trump a durci son discours sur l’immigration, ciblant en particulier les migrants originaires du Venezuela et du Congo. Lors de ses récents meetings en Pennsylvanie et au Texas, l’ancien président a une nouvelle fois qualifié ces migrants de « criminels », renforçant ainsi une rhétorique déjà bien établie tout au long de sa campagne.

Samedi 26 octobre, lors d’un meeting en Pennsylvanie, Donald Trump a accusé sa rivale démocrate Kamala Harris « d’organiser une invasion de migrants criminels depuis les prisons et les hôpitaux psychiatriques du monde entier, du Venezuela au Congo ». La veille, à Austin au Texas, Trump avait donné la parole à Alexis Nungaray, mère de Jocelyn, une jeune femme retrouvée morte dans une baie de Houston en juin. Dans cette affaire, deux Vénézuéliens en situation irrégulière, membres du gang Tren de Aragua, sont accusés de meurtre et d’agression sexuelle.

Ces attaques font écho à des déclarations de mai dernier, dans lesquelles Trump affirmait que « le Congo, l’Afrique, a libéré beaucoup de gens de leurs prisons et les a envoyés aux États-Unis ». Les autorités congolaises ont démenti ces affirmations, soulignant l’absence de fondement de telles accusations, selon CNN.

Une rhétorique ciblée et sans fondement selon le média Axios

Un article du média Axios fondé par Jim VandeHei, Mike Allen et Roy Schwartz, anciens de Politico, a révélé au mois d’octobre que depuis septembre 2023, Trump a qualifié les migrants vénézuéliens de « criminels » à 70 reprises et les Congolais 29 fois dans ses discours et interviews. Le média relevait que ces attaques ne se limitent pas à ces deux nationalités, puisqu’il a également pointé du doigt les migrants du Salvador, du Honduras, du Mexique et du Guatemala, sans émettre de telles accusations envers les migrants européens.

Axios soulignait que Trump a également émis des accusations infondées, affirmant que certains migrants mangeraient des animaux de compagnie ou risqueraient de provoquer une « troisième guerre mondiale ». Le média donnait la parole à des experts, qui s’alarmaient de cette stratégie visant à alimenter la peur de « l’autre » et à renforcer ses promesses de remigration massive s’il est réélu.

Le média affirmait que malgré les accusations de Trump, les statistiques sur la criminalité réfutent largement ses déclarations. Selon lui, des études montrent que les migrants vivant légalement aux États-Unis sous le statut de protection temporaire (TSP) commettent moins de crimes que les citoyens nés sur le territoire américain. Il relevait que les migrants de pays comme Haïti, l’Afghanistan, l’Ukraine et le Venezuela bénéficient de ce programme de protection temporaire, leur permettant de rester légalement aux États-Unis en raison de conditions dangereuses dans leur pays d’origine, mais les promesses de Trump de supprimer ce droit, ainsi que de révoquer le droit de naissance pour les enfants de migrants, menacent directement ces populations vulnérables.

La menace du gang Tren de Aragua aux États-Unis

Au mois de septembre, le journaliste d’investigation James O’Keefe, avait toutefois révélé des documents non classifiés de l’armée américaine, évoquant une inquiétante expansion du Tran de Aragua sur le sol américain. Ces documents révélaient que 400 membres de ce gang redouté pour sa violence, avait établi des bases dans des quartiers tels que Brooklyn, le Bronx et Williamsburg à New York, certains ayant même reçu l’autorisation de mener des attaques contre les forces de l’ordre dans la région de Denver.

Alors que le scrutin approche, les Républicains continuent d’accuser l’administration Biden-Harris d’être à l’origine de la crise aux frontières par volonté électrotaliste.  Hier, à Lancaster, Elon Musk a appelé de ses voeux, « une immigration fondée sur le bon sens »« Une immigration légale rapide et facile pour les personnes honnêtes, travailleuses et talentueuses », tout en rendant « très difficile l’entrée illégale dans le pays ». Le miliardaire a souligné qu’ « Il est littéralement plus facile pour un tueur en série d’entrer en Amérique qu’un lauréat du prix Nobel ! »

De leur côté les Démocrates accusent les Républicains de tenir des propos, attisant la peur de l’autre, extrémistes, voire fascistes.

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