Écarté de l’investiture de la droite pour les municipales à Villeurbanne, Marc Fraysse a annoncé son soutien à la liste métropolitaine du mouvement Spartacus. Un choix qui suscite des réactions, le parti étant associé à des figures issues de la droite radicale. L’ancien député RPR revendique pour sa part une fidélité constante au gaullisme et conteste toute proximité avec l’extrême droite.
La campagne municipale et métropolitaine à Villeurbanne connaît un nouvel épisode. L’ancien député RPR Marc Fraysse, qui n’a pas obtenu l’investiture de l’alliance du centre et de la droite pour briguer la mairie, a annoncé le 27 février son soutien à la liste du mouvement Spartacus dans la circonscription métropolitaine.
Dans un communiqué, Marc Fraysse a vivement critiqué le choix de sa famille politique d’investir Sophie Cruz (LR), estimant qu’il relevait d’une “décision purement politique, sans aucun fondement ni crédibilité”. Il a notamment mis en cause la connaissance de la ville par la candidate désignée, concluant sans ambiguïté que son vote ne se porterait pas sur elle.
Plutôt que de rallier la liste soutenue par Les Républicains, l’ancien parlementaire a choisi d’apporter son “soutien total” à Corinne Ferretti, son ancienne directrice de campagne. Celle-ci conduit une liste pour le mouvement Spartacus, fondé par Michel Dulac, ex-élu du Rassemblement national et candidat dans le 3e arrondissement de Lyon.
Le parti Spartacus regroupe d’anciens membres du RN, de Reconquête et de Debout la France. Corinne Ferretti insiste toutefois sur le fait que, selon la classification du ministère de l’Intérieur, Spartacus est répertorié “sans étiquette”. Le mouvement a récemment tenté d’investir le chanteur Francis Lalanne à Lyon, sans succès en raison de son inéligibilité.
Face aux critiques, Marc Fraysse qui est selon Le Point un habitué du temps du Grand Orient de France de la Rue Garibaldi et qui aurait animé « Lyon Dialogue et Démocratie française, un club maçonnique interobédience » se défend de toute proximité idéologique avec l’extrême droite. “Je suis gaulliste depuis toujours”, affirme-t-il dans les colonnes du Progrès, précisant qu’il soutient avant tout son ancienne collaboratrice. Il assure ne pas être lié à l’extrême droite, malgré le positionnement controversé du mouvement Spartacus.
Sources :
Communique de Marc Fraysse
Le Progrès – Métropolitaines à Villeurbanne : Marc Fraysse apporte son soutien à une liste d’extrême droite – lien
Le Progrès – Soutien de Spartacus à Villeurbanne, Marc Fraysse affirme qu’il n’est « pas d’extrême droite » – lien
Le Point – « Grand Orient. Le temple de la rue Garibaldi attire les politiques » – lien