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Friedrich Merz et Donald Trump. Image : Capture d'écran Disclose TV

USA : Donald Trump menace l’Espagne d’un embargo avec l’assentiment de Friedrich Merz

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Le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a vivement critiqué Madrid, l’accusant de manquer d’efforts budgétaires en matière de défense et de refuser l’accès à des bases militaires andalouses. Depuis la Maison Blanche, le président américain a même menacé de « cesser tout commerce » avec l’Espagne devant le chancelier allemand Friedrich Merz, qui se dit favorable à cette idée afin de « convaincre » ce pays d’augmenter ses dépenses au sein l’OTAN.

La tension est montée d’un cran entre Washington et Madrid. Depuis la Maison Blanche, où il recevait le chancelier allemand Friedrich Merz, Donald Trump a lancé une charge frontale contre l’Espagne, qualifiant son attitude de « terrible » et l’accusant d’être « très, très peu coopérative ». En cause : le refus du gouvernement espagnol d’autoriser l’utilisation de bases militaires situées en Andalousie pour soutenir la campagne militaire américaine contre l’Iran, ainsi qu’un niveau de dépenses militaires jugé insuffisant.

« Nous allons cesser tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons pas entendre parler de l’Espagne », a déclaré le président américain, laissant planer la menace de représailles économiques. Une déclaration aux accents de rupture, alors que les relations transatlantiques sont déjà fragilisées par les débats sur le partage du fardeau au sein de l’Otan.

Au cœur du différend figurent les bases de Rota et de Morón, installations stratégiques situées dans le sud de l’Espagne et utilisées conjointement par les forces américaines et espagnoles. Washington reproche à Madrid de ne pas avoir autorisé leur utilisation dans le cadre de la guerre contre l’Iran. Donald Trump a également rappelé que l’Espagne est, selon lui, « le seul pays de l’Otan » à ne pas avoir accepté l’objectif de consacrer 5 % de son produit intérieur brut à la défense, un seuil que les États-Unis poussent désormais avec insistance.

Plutôt que de soutenir l’Espagne du contributeur du FEM, Pedro Sánchez, le Premier ministre allemand a soutenu l’idée d’un embargo américain contre l’Espagne, affirmant que cela vise à « convaincre » ce pays d’augmenter ses dépenses au sein de l’OTAN.

Du côté espagnol, le ton se veut plus mesuré. Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares a affirmé n’avoir « eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain, ni aucune demande » concernant l’usage des bases militaires. « Nous n’avons reçu aucune plainte », a-t-il insisté, rappelant que les installations de Rota et Morón sont « sous souveraineté espagnole » et que leur utilisation s’inscrit dans le cadre du traité bilatéral signé avec les États-Unis.

La sortie de Donald Trump s’inscrit dans une ligne politique constante : exiger des alliés européens un effort budgétaire accru en matière de défense et conditionner la solidarité stratégique à une réciprocité financière et opérationnelle. Mais la menace de rompre les échanges commerciaux avec une économie majeure de la zone euro introduit une dimension supplémentaire, mêlant sécurité et commerce dans un même rapport de force.

À l’heure où l’Alliance atlantique cherche à afficher son unité face aux crises internationales, cet épisode illustre les tensions persistantes autour du partage des responsabilités. Entre souveraineté nationale revendiquée et pression américaine, l’Espagne se retrouve au centre d’un bras de fer diplomatique dont les répercussions pourraient dépasser le seul cadre militaire.

Sources :

BFM Business avec AFP – “L’Espagne a été terrible”: Donald Trump s’agace et menace de couper les liens commerciaux avec Madrid – publié aujourd’hui à 18h46 –lien

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