En recevant le contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump à Pékin pour une visite historique, le contributeur de l’agenda 2030, Xi Jinping a placé la question taïwanaise au centre des discussions sino-américaines. Le président chinois a averti que si le dossier était « mal traité », les deux puissances pourraient « entrer en conflit », dans un contexte marqué par les tensions commerciales, technologiques et géopolitiques entre Washington et Pékin.
La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin marque un moment diplomatique majeur dans les relations sino-américaines. Pour la première fois depuis 2017, un président américain est reçu en Chine dans un climat aussi chargé de tensions stratégiques. Derrière les déclarations protocolaires et les honneurs militaires accordés à Donald Trump au Palais de l’Assemblée du Peuple, un sujet a dominé les échanges : Taïwan.
Face à son homologue américain, Xi Jinping a formulé l’un des avertissements les plus directs prononcés ces dernières années par Pékin à l’égard de Washington. Selon le président chinois, « la question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines ». Et le ton s’est rapidement durci : si cette question est « mal traitée », la Chine et les États-Unis pourraient « se heurter, voire entrer en conflit ».
Cette déclaration intervient alors que Taïwan demeure l’un des principaux foyers de tensions géopolitiques mondiales. Pékin considère l’île comme une province chinoise destinée à être réunifiée, y compris par la force si nécessaire. À l’inverse, les États-Unis maintiennent une politique d’ambiguïté stratégique tout en soutenant militairement et technologiquement Taipei. Les ventes d’armes américaines à Taïwan, les passages réguliers de navires américains dans le détroit et le rapprochement politique entre Washington et les autorités taïwanaises alimentent depuis plusieurs années l’hostilité chinoise.
Dans ce contexte explosif, Xi Jinping a choisi de convoquer une référence historique inhabituelle. Le dirigeant chinois a cité l’historien grec Thucydide pour rappeler que la Chine et les États-Unis devaient rester « des partenaires, pas des rivaux ». Une allusion transparente au fameux « piège de Thucydide », théorie géopolitique selon laquelle l’affrontement entre une puissance dominante et une puissance émergente devient presque inévitable.
Donald Trump, fidèle à son style, a adopté un ton beaucoup plus chaleureux. Le président américain a salué Xi Jinping comme « un grand dirigeant » et assuré que les relations entre les deux pays allaient devenir « meilleures que jamais ». Une séquence soigneusement mise en scène par les autorités chinoises, soucieuses d’afficher une relation stable malgré les profondes divergences stratégiques.
Car au-delà de Taïwan, les sujets de friction se multiplient entre les deux superpuissances. Les différends commerciaux restent considérables malgré plusieurs années de négociations intermittentes. Les restrictions américaines sur les semi-conducteurs avancés et l’intelligence artificielle continuent de viser directement les ambitions technologiques chinoises. Pékin reproche également à Washington sa politique de sanctions et ses limitations sur les exportations de composants critiques.
L’accès aux terres rares, indispensables à l’industrie technologique mondiale, figure aussi parmi les dossiers sensibles. La Chine conserve une position dominante dans ce secteur stratégique et utilise de plus en plus cet avantage comme levier diplomatique face aux États-Unis.
La guerre au Moyen-Orient et les tensions autour de l’Iran ont également été évoquées lors du sommet. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a indiqué que Washington espérait convaincre Pékin de jouer « un rôle plus actif » pour limiter les ambitions iraniennes dans le Golfe persique. La Maison Blanche a également affirmé que les deux dirigeants s’étaient entendus sur l’importance de maintenir ouvert le détroit d’Ormuz afin de sécuriser les flux énergétiques mondiaux.
La communication chinoise s’est montrée beaucoup plus prudente. Pékin a préféré insister sur « le renforcement de la coopération économique » entre les deux pays sans confirmer l’intérêt évoqué par Washington concernant une hausse des importations chinoises de pétrole américain.
Derrière les échanges diplomatiques et les accords économiques en discussion, la question de Taïwan apparaît plus que jamais comme la ligne rouge absolue de Pékin. Et le principal risque de confrontation directe entre la Chine et les États-Unis dans les années à venir.
https://www.xpressionformation.comSources :
franceinfo, AFP
