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Emmanuel Macron. Image : Capture d'écran France Info.

Service national : Macron lance un nouveau service militaire volontaire qui pourrait devenir obligatoire « en cas de crise majeure »

En déplacement à Varces, leprésident français et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial,Emmanuel Macron a dévoilé les contours du futur service national volontaire, appelé à remplacer le SNU. Conçu comme un dispositif militaire sélectif et non obligatoire, il doit accueillir 3 000 jeunes dès 2026, 80 000 d’ici 2030, avec une solde minimum de 800 euros. Il pourrait toutefois devenir obligatoire « en cas de crise majeure ».

Le décor n’avait rien d’anodin : la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces-Allières-et-Risset. C’est là qu’Emmanuel Macron a présenté les contours définitifs du futur service militaire volontaire, désormais appelé simplement « service national ». Un choix d’appellation qui marque à la fois une rupture avec le service national universel, abandonné, et un clin d’œil assumé à l’ancienne conscription supprimée en 1997 par Jacques Chirac.

Selon le chef de l’État, il ne s’agit toutefois pas d’un rétablissement du service militaire. « Revenir en arrière serait ni sérieux ni utile. Nos armées n’ont plus vocation à encadrer une classe d’âge entière », a-t-il martelé. Accueillir 600 000 à 800 000 jeunes par an serait impossible, tant du point de vue logistique que stratégique, estime-t-il. Pour autant, face à « l’accélération des périls », le président de la République souhaite renforcer les « forces morales » du pays et offrir à la jeunesse une voie d’engagement militaire adaptée aux besoins actuels.

Le nouveau service national se veut « purement militaire ». Il sera déployé progressivement dès l’été 2026 et reposera entièrement sur le volontariat, à l’image du modèle norvégien. Les jeunes pourront se porter candidats lors de leur journée de défense et de citoyenneté, rebaptisée pour l’occasion « journée de mobilisation ». Une sélection sera ensuite opérée par les armées, qui retiendront les profils « les plus motivés » et les plus en phase avec les besoins opérationnels.

En 2026, environ 3 000 jeunes seront incorporés. Ils serviront sous statut militaire, recevront un uniforme, un équipement complet ainsi qu’une solde d’au moins 800 euros par mois. Les effectifs monteront en puissance dans les années suivantes. À partir de 2027, les volontaires pourront accomplir leur service dans la gendarmerie nationale, mais aussi chez les sapeurs-pompiers de Paris et les marins-pompiers de Marseille, élargissant la palette des compétences recherchées.

S’il sera avant tout volontaire, le service national pourrait exceptionnellement devenir obligatoire. Emmanuel Macron a précisé que, « en cas de crise majeure », le Parlement pourrait autoriser le recours à de jeunes adultes dont les compétences auraient été repérées lors de la journée de mobilisation.

L’objectif reste de renforcer le « pacte Nation-armée », dans un contexte marqué par la montée de l’hostilité russe, le retour de la guerre aux frontières de l’Europe et la nécessité de solidifier une réserve opérationnelle encore trop fragile. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, doit présenter à la mi-janvier 2026 les détails du recrutement, la procédure de sélection et les conditions d’affectation. Au-delà des chiffres, l’exécutif veut y voir l’amorce d’un nouvel équilibre entre engagement civique, montée en puissance militaire et préparation à des crises de grande ampleur.

Sources :

20 minutes, Le Dauphiné, France Info

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