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Image : Capture d'écran TF1.

Quentin Deranque : six ex-membres de la Jeune garde identifiés dans l’enquête sur l’homicide à Lyon

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Les six personnes soupçonnées d’avoir frappé à mort Quentin Deranque, jeudi à Lyon, ont été identifiées par les enquêteurs. Selon les informations du Progrès, il s’agit de cinq hommes et d’une femme, tous anciens membres de la Jeune garde, un mouvement d’ultra-gauche dissous en 2025. L’enquête, désormais ouverte pour homicide volontaire, se poursuit dans un climat politique particulièrement sensible.

L’enquête sur la mort de Quentin Deranque franchit une étape décisive. D’après les révélations du quotidien régional Le Progrès, les six individus suspectés d’avoir lynché le jeune militant identitaire, jeudi soir dans le 7e arrondissement de Lyon, ont été formellement identifiés. Il s’agirait de cinq hommes et d’une femme, tous anciens membres de la Jeune garde, un mouvement d’ultra-gauche dissous en juin 2025.

Le drame s’est produit à proximité de Sciences Po Lyon, en marge d’une conférence organisée par l’eurodéputée Rima Hassan. Selon les éléments rapportés, une vingtaine de militants d’ultra-gauche étaient présents aux abords de l’institut d’études politiques lorsque la situation a dégénéré. Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été violemment pris à partie à environ 400 mètres du site, rue Victor-Lagrange.

Parmi les personnes identifiées figure Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault, fondateur à Lyon de la Jeune garde. Son nom avait été rapidement relayé par des figures de l’ultra-droite après le drame. À ce stade, il n’est pas établi s’il fait partie des six militants soupçonnés d’avoir porté des coups.

Une qualification criminelle retenue

L’information judiciaire ouverte par le parquet de Lyon a été requalifiée lundi en homicide volontaire, à la lumière des conclusions du rapport d’autopsie. Le médecin légiste a estimé que la victime n’avait aucune chance de survie, même en cas de prise en charge immédiate. Quentin Deranque aurait succombé à un traumatisme crânio-encéphalique majeur après avoir été frappé à la tête.

Pour l’heure, aucune interpellation n’a été officiellement annoncée. Les enquêteurs privilégieraient une stratégie consistant à consolider le dossier avant toute garde à vue. Exploitation des images de vidéosurveillance, analyses de vidéos captées par des témoins, bornages téléphoniques : les investigations se multiplient, dans la plus grande discrétion. « L’affaire est très sensible, surtout à un mois des élections municipales », confie une source sécuritaire citée par Le Progrès.

La Jeune garde, dissoute en 2025, était régulièrement pointée du doigt pour des actions violentes lors de manifestations. Sa possible implication dans un homicide ravive les tensions politiques, alors que la mort de Quentin Deranque a déjà suscité de vives réactions à l’Assemblée nationale et dans l’ensemble du spectre politique.

Sur les lieux de l’agression, des fleurs ont été accrochées à un poteau, rue Victor-Lagrange, en mémoire du jeune homme. Une enquête judiciaire est désormais engagée pour établir précisément les responsabilités individuelles et déterminer les circonstances exactes du passage à l’acte.

Sources :

Le Progrès – « Meurtre de Quentin Deranque : les six suspects identifiés étaient tous membres de la Jeune garde » – lien

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