À l’issue du premier tour des municipales et métropolitaines à Lyon, Florestan Groult qui était candidat Insoumis à la présidence de la Métropole prend la parole dans un communiqué marqué par l’amertume. Le candidat regrette l’échec des négociations d’union à gauche et met en cause certaines décisions locales. Tout en dénonçant une occasion manquée, il appelle désormais à une mobilisation massive face à la droite.
Au lendemain du premier tour des élections municipales et métropolitaines, Florestan Groult livre une analyse sans détour de la situation politique lyonnaise. Dans un communiqué diffusé après les résultats, il exprime d’abord « le cœur très lourd » son constat d’échec concernant les tentatives d’union entre les différentes forces de gauche.
L’élu rappelle que le scrutin des 15 et 22 mars reposait sur une double logique électorale, municipale et métropolitaine, nécessitant selon lui une stratégie coordonnée. Il affirme avoir plaidé pour une fusion des listes entre les différentes composantes de la gauche, notamment entre les écologistes, les listes d’union et celles de La France insoumise. Une alliance qui, selon lui, aurait permis d’empêcher la droite de s’imposer et d’éviter « un projet antisocial » pour la métropole.
Mais cette stratégie n’a pas abouti. Florestan Groult pointe explicitement des blocages politiques locaux, évoquant une absence de compromis et un manque de discernement entre les enjeux municipaux et métropolitains. Il cite notamment la position de la socialiste Hélène Geoffroy dans la circonscription Rhône-Amont, qu’il qualifie d’« inflexible » et « irresponsable », accusant certains acteurs d’avoir empêché une fusion pourtant possible.
Au-delà de ce cas précis, il déplore une dynamique plus large de fragmentation. Selon lui, plusieurs circonscriptions ont été concernées par des désaccords similaires, empêchant la construction d’une offre politique cohérente à l’échelle de la métropole. « Une circonscription, puis deux », écrit-il en substance, décrivant un processus d’échec progressif des négociations.
Dans ce contexte, le candidat insiste sur les conséquences concrètes pour les électeurs. Il regrette que les habitants des territoires populaires n’aient pas pu bénéficier d’une proposition unifiée, claire et lisible. Pour lui, cette désunion prive la gauche d’une capacité à incarner une alternative crédible face à la droite.
Malgré ce constat critique, Florestan Groult ne se résigne pas. Il appelle à une mobilisation forte pour le second tour, en particulier de la jeunesse et des habitants. L’objectif est clair : faire barrage à la droite et tenter de renverser les pronostics, notamment à l’échelle métropolitaine.
Dans un ton à la fois combatif et lucide, il affirme que « le bide tordu » des négociations ne doit pas conduire à l’inaction. Au contraire, il appelle à transformer la déception en engagement, estimant que le rapport de force peut encore évoluer si la mobilisation est au rendez-vous.
Sources :
Communiqué de Florestan Groult