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Peter Greene. Photo : @ Rob DiCaterino

Mort de Peter Greene : l’acteur culte de « Pulp Fiction » et « The Mask » retrouvé sans vie à New York

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L’acteur américain Peter Greene est mort à l’âge de 60 ans, retrouvé sans vie dans son appartement de New York. Figure marquante du cinéma indépendant et des années 1990, il avait marqué les esprits dans « Pulp Fiction » et « The Mask », avant qu’une addiction sévère aux drogues ne freine brutalement une carrière pourtant prometteuse.

Le cinéma américain perd l’un de ses visages les plus singuliers. Peter Greene, acteur révélé au début des années 1990 par une série de rôles aussi inquiétants que mémorables, a été retrouvé mort dans son appartement du Lower East Side, à New York, samedi 13 décembre. Il avait 60 ans. À ce stade, les causes de son décès n’ont pas été rendues publiques.

Selon NBC News, qui cite son agent Gregg Edwards, le corps du comédien a été découvert après un signalement pour nuisance sonore. De la musique aurait résonné dans l’appartement de l’acteur pendant plus de vingt-quatre heures, suscitant l’inquiétude du voisinage et conduisant à une intervention sur place. C’est à cette occasion que Peter Greene a été retrouvé inanimé.

Formé au théâtre et rapidement repéré pour son intensité à l’écran, Peter Greene s’était d’abord illustré dans Clean, Shaven, film indépendant de Lodge Kerrigan sorti en 1993. Il y incarnait un homme schizophrène à la recherche de sa fille, une performance saluée par la critique et souvent considérée comme l’un de ses rôles les plus aboutis. Cette prestation lui ouvre alors les portes de productions plus visibles.

L’année 1994 marque un tournant décisif. Peter Greene apparaît d’abord dans The Mask, aux côtés de Jim Carrey et Cameron Diaz. Il y campe Dorian Tyrell, antagoniste à la fois menaçant et grotesque, incarnation parfaite de ces « bad guys » ambigus qui deviendront sa marque de fabrique. La même année, il entre dans l’histoire du cinéma populaire avec Pulp Fiction de Quentin Tarantino. Dans le rôle de Zed, personnage silencieux et glaçant, il participe à l’une des scènes les plus troublantes du film, aux côtés de Bruce Willis et Ving Rhames, dans l’arrière-boutique du prêteur sur gages.

Cette séquence, devenue culte, assoit durablement la présence de Peter Greene dans l’imaginaire collectif, malgré un temps d’écran limité. Il confirme ensuite ce statut d’acteur de seconds rôles marquants avec Usual Suspects, où il incarne Redfoot, receleur lié à la bande de criminels menée par Gabriel Byrne, puis dans Training Day en 2001, dans un rôle discret et non crédité.

Mais derrière cette reconnaissance, la trajectoire de l’acteur se fragilise. Peter Greene lutte pendant de longues années contre une addiction à l’héroïne et à la cocaïne, un combat qui entrave profondément sa carrière et l’éloigne des grandes productions hollywoodiennes. Les rôles se raréfient et se déplacent vers des films de moindre envergure.

À partir des années 2000, c’est surtout à la télévision qu’il continue de travailler. On le retrouve ponctuellement dans des séries emblématiques comme New York, police judiciaire, Hawaii 5-0, Justified, ou plus récemment dans Le Continental, série dérivée de l’univers John Wick diffusée en 2023. Des apparitions souvent brèves, mais toujours marquées par cette intensité sombre qui faisait sa singularité.

La mort de Peter Greene met un terme à une carrière aussi frappante que contrariée, celle d’un acteur dont le talent brut aura profondément marqué le cinéma des années 1990, malgré une reconnaissance restée en deçà de son potentiel.

Sources :

Huffington Post, NBC News

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