À Menton, les ambitions politiques de Louis Sarkozy connaissent un sérieux coup d’arrêt. Le fils de l’ancien président Nicolas Sarkozy n’a recueilli que 18,01 % des voix au premier tour des municipales du 15 mars 2026, arrivant en troisième position. Face à la candidate du Rassemblement national Alexandra Masson, largement en tête, il ouvre désormais la porte à un désistement pour le second tour.
Le pari mentonnais de Louis Sarkozy tourne court. Pour sa première campagne électorale en France, le fils de l’ancien président de la République espérait s’imposer dans la ville des Alpes-Maritimes. Mais au soir du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, le verdict des urnes est sévère : avec 18,01 % des suffrages, il termine en troisième position et se retrouve loin derrière la candidate du Rassemblement national, Alexandra Masson, qui arrive largement en tête avec 36,2 % des voix.
La situation place immédiatement le candidat dans une position délicate à l’approche du second tour. Depuis son local de campagne, Louis Sarkozy a rapidement ouvert la voie à un possible retrait afin de faire barrage à l’extrême droite. « Menton ne veut pas du RN et la droite mentonnaise, dans sa diversité, a montré qu’elle pouvait battre le RN », a-t-il déclaré dimanche soir. Sans toutefois préciser la stratégie qu’il pourrait adopter dans les jours à venir.
La question d’une alliance à droite est désormais au cœur des discussions. La candidate divers droite Sandra Paire, qui devance Louis Sarkozy avec 19,7 % des suffrages, apparaît comme une possible bénéficiaire d’un éventuel désistement ou d’une fusion de listes. Interrogé sur cette hypothèse, le candidat s’est contenté de rester évasif : « Ne me demandez pas de détails ».
Un revers pour un premier test politique
Cette campagne devait marquer l’entrée officielle de Louis Sarkozy dans la vie politique française. Après plusieurs années passées aux États-Unis, il avait choisi Menton pour lancer sa carrière électorale. Le candidat s’était présenté comme une figure capable de rassembler la droite locale, mettant en avant le soutien de plusieurs formations nationales, dont Les Républicains, Renaissance et Horizons.
Son programme municipal s’articulait notamment autour de la limitation des locations touristiques, de la valorisation esthétique du centre-ville et du développement d’un tourisme haut de gamme. Il avait également insisté sur la sécurité, proposant certaines mesures qui, selon plusieurs observateurs, dépassaient largement les compétences traditionnelles d’un maire.
Malgré ces propositions et un soutien politique notable, la campagne n’a pas réussi à créer la dynamique espérée. Dans cette ville qui avait déjà basculé à l’extrême droite en 2017, la candidate du Rassemblement national a conforté son avance, laissant les différentes composantes de la droite traditionnelle se partager l’électorat.
Derrière le trio de tête, le candidat divers droite Florent Champion recueille 15,1 % des suffrages, tandis que le candidat de gauche Laurent Lanquar-Castiel atteint 9,05 %. La candidate de Reconquête, Émilie Ria, ferme la marche avec 1,87 %.
À une semaine du second tour, la configuration politique reste donc ouverte. Le positionnement de Louis Sarkozy, désormais arbitre potentiel du scrutin, pourrait peser lourd dans l’issue finale face à une extrême droite qui aborde le prochain tour en position de force.
Sources :
HuffPost – 15 mars 2026 – lien