À une heure de la marche en hommage à Quentin Deranque organisée à 15 h ce samedi à Lyon, le maire Grégory Doucet a pris la parole pour appeler à la plus grande prudence. Dans un climat marqué par des tensions et des appels relayés sur les réseaux sociaux, l’édile écologiste annonce un dispositif de sécurité renforcé et dit ses inquiétudes alors que des militants venus de toute l’Europe ont annoncé vouloir se rendre dans la capitale des Gaules.
La marche en hommage à Quentin Deranque, prévue ce samedi à 15 heures à Lyon, s’annonce sous haute surveillance. Face aux inquiétudes suscitées par la circulation de messages sur les réseaux sociaux et par un contexte jugé sensible, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a tenu à clarifier la position de la municipalité. Le ton se veut ferme : la sécurité primera sur toute autre considération.
Un dispositif policier renforcé pour encadrer la manifestation
La ville, en coordination avec les services de l’État, a mobilisé des moyens supplémentaires afin d’encadrer le rassemblement. Des renforts de police nationale ont été sollicités et obtenus. La police municipale, elle aussi, est mobilisée tout au long du week-end pour appuyer les forces nationales. Depuis le matin, la municipalité affirme se trouver en situation d’extrême vigilance.
Concrètement, le dispositif repose sur une présence accrue d’effectifs sur le terrain, un recours intensifié à la vidéoprotection, ainsi que l’activation d’un centre de commandement opérationnel chargé de coordonner en temps réel les informations. Une coordination permanente entre police nationale et police municipale est également assurée. L’objectif est clair : prévenir toute escalade et garantir la sécurité des participants comme des riverains.
Crainte de la venue de groupes d’ultra-droite
Si la municipalité redoute des débordements, c’est en raison de messages appelant des militants politisés, notamment issus de mouvances d’ultra-droite, à se rendre à Lyon pour l’événement. Le maire a fait part de son inquiétude face à ces appels, estimant que la ville ne devait en aucun cas devenir un point de ralliement pour des groupes susceptibles de troubler l’ordre public.
Selon l’édile, plusieurs mesures ont déjà été prises ces derniers mois à l’encontre de structures considérées comme violentes, parmi lesquelles la fermeture de certains locaux et l’engagement de procédures administratives visant des organisations spécifiques.
Appel au calme et refus de récupération politique
Au-delà du dispositif sécuritaire, Grégory Doucet a lancé un appel au calme et à la responsabilité collective. Il a estimé que la mort de Quentin Deranque ne devait en aucun cas faire l’objet d’une instrumentalisation politique. Utiliser un drame pour des opérations symboliques ou militantes serait, selon lui, indécent et contraire à l’esprit de recueillement attendu lors d’un hommage.
Dans ce contexte, sa priorité demeure l’apaisement. Le maire insiste sur la nécessité de préserver l’unité et de contenir les tensions. La Ville entend ainsi éviter toute surenchère et maintenir un cadre strictement sécurisé pour l’événement.
Une surveillance maintenue tout le week-end
La vigilance ne s’arrêtera pas à l’issue de la marche. La municipalité confirme maintenir un niveau d’alerte élevé jusqu’à la fin du week-end. Le dispositif de vidéoprotection reste activement mobilisé et le poste de commandement opérationnel assure une veille continue.
Grégory Doucet rappelle enfin que la lutte contre toutes les formes de violence demeure une priorité pour la collectivité. Les autorités locales affirment être prêtes à intervenir en cas de troubles, afin de préserver l’ordre public dans une actualité lyonnaise particulièrement scrutée.
Source :
Déclaration publique de Grégory Doucet