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Grégory Doucet. Image : Capture d'écran Lyon Mag.

Lyon : Grégory Doucet accuse Jean-Michel Aulas de pratiquer « la politique de la chaise vide »

À quelques jours d’échéances politiques importantes à Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet a vivement critiqué l’attitude de Jean-Michel Aulas dans la campagne. Il lui reproche son absence lors du débat organisé hier par La tribune de Lyon et Lyon Décideurs. L’édile dénonce une stratégie d’« invisibilité » incompatible, selon lui, avec l’exercice démocratique.

La campagne politique lyonnaise se tend. Interrogé ce mercredi par Lyon Mag sur la dynamique électorale, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a vivement pris pour cible Jean-Michel Aulas, dénonçant son absence remarquée dans le débat qui était organisé hier soir à l’auditorium de Lyon.

Selon l’édile lyonnais, la campagne prend ainsi « une très très bonne tournure », alors que l’ancien président de l’Olympique lyonnais avait été l’auteur d’une très mauvaise performance lors du débat télévisé organisé par BFMTV. Selon Doucet, la stratégie d’Aulas ne favorise pas un véritable débat démocratique.

« Choisir la politique de la chaise vide, c’est ce qu’il y a de pire dans une démocratie », a-t-il déclaré, estimant que les responsables politiques doivent accepter la confrontation d’idées et la discussion publique.

Une critique sur la relation aux citoyens

Au-delà de la question du débat médiatique, le maire de Lyon a élargi son propos à la relation entre responsables politiques et citoyens. Selon lui, un élu doit rester accessible et à l’écoute, y compris face aux critiques.

« Demain, s’il devait être à Lyon. Il va se cacher quand les gens auront des choses à lui dire ? », a-t-il interrogé, dénonçant une attitude qui consisterait à éviter les moments de confrontation avec les habitants.

Grégory Doucet a également évoqué sa propre expérience à la tête de la ville. « Moi, j’ai été maire pendant quatre à six ans. Quand les jeunes avaient quelque chose à me dire, je n’allais pas me planquer sous un tapis », a-t-il affirmé. Pour lui, la fonction d’élu implique d’accepter d’entendre toutes les voix, y compris celles qui expriment un mécontentement.

« Écouter tout le monde »

Dans son intervention, l’édile écologiste a insisté sur ce qu’il considère comme l’essence même de l’action politique : l’écoute. « Il faut parfois entendre ce que les gens ont à dire, parce que c’est ça écouter aussi », a-t-il expliqué.

Selon lui, le dialogue doit concerner l’ensemble des citoyens, qu’ils soient satisfaits ou critiques à l’égard de l’action publique. « Il faut prendre le temps avec tout à chacun : ceux qui sont contents, ceux qui ne sont pas contents, ceux qui veulent nous faire passer des messages. Il faut écouter tout le monde », a-t-il conclu.

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