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Photo : Compte Spotify de Calbo.

Le rappeur Calbo du groupe Ärsenik est mort à 52 ans : hommage à une légende du rap français

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Membre emblématique du groupe Ärsenik aux côtés de son frère Lino, Calbo est décédé ce dimanche 4 janvier 2026 des suites d’une longue maladie. Figure majeure du rap français des années 1990, il laisse derrière lui une œuvre marquante et une empreinte profonde dans l’histoire du hip-hop hexagonal.

Calbo, de son vrai nom Calbony M’Bani, s’est éteint à l’âge de 52 ans. Ce dimanche 4 janvier 2026, la famille du rappeur a annoncé sa disparition dans un communiqué émouvant :

« En ces moments particulièrement douloureux, la famille appelle à la bienveillance, au respect et à la retenue tant à son égard qu’à celle de ses proches. »

Natif de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), Calbo a formé avec son frère Lino l’un des duos les plus marquants de l’histoire du rap français : Ärsenik, fondé en 1992. C’est dans le quartier de La Cerisaie, où il a grandi, que tout a commencé. Le groupe rejoindra ensuite le mythique collectif Secteur Ä, aux côtés de Passi, Doc Gynéco, Stomy Bugsy ou encore Neg’ Marrons.

« Quelques gouttes suffisent », un classique du rap français

Le duo Ärsenik atteint la reconnaissance nationale en 1998 avec l’album Quelques gouttes suffisent, certifié double disque d’or. L’album est porté par des morceaux devenus cultes comme « Boxe avec les mots »« L’enfer remonte à la surface » ou « Une affaire de famille ».

La voix grave, calme et profonde de Calbo, contrastant avec celle plus acérée de Lino, devient une signature. Son flow posé, ses onomatopées dont le fameux « Tch Tch » et son style discret mais impactant lui valent le respect unanime de la scène.

Une carrière en solo et des collaborations fidèles

Après l’âge d’or d’Ärsenik, Calbo poursuit une carrière solo marquée par de nombreuses collaborations dans le milieu du rap, du R’n’B et de la musique africaine. Toujours engagé, toujours fidèle à ses racines, il reste une voix respectée, notamment dans les cercles underground du rap français.

Hommages d’une génération d’artistes

La nouvelle de sa disparition a immédiatement fait réagir la sphère musicale. Sur le réseau social X (anciennement Twitter), Rohff lui a rendu hommage :

« On a perdu un grand monsieur du rap et un grand frère de la vie. Au-delà de ses accomplissements rappologiques, je retiens toute la force et la positivité qu’il a transmises au fil des années à ma génération et aux suivantes. »

De nombreux artistes, fans et anonymes lui ont également rendu hommage, saluant un « monument du rap français », un artiste humble et fidèle à ses valeurs, mais aussi un grand frère pour toute une génération. Akhenaton qui avait collaboré avec Arsenik sur le morceau, « L’Art de la guerre » dans le cadre de la mythique compil’ « Première Classe » s’est sobrement excusé sur Facebook, de ne pas trouver les mots…

Sources : Le Parisien, X, Facebook.

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