Le champion français de kick-boxing, Jérôme Le Banner, a récemment été condamné par le tribunal correctionnel du Havre pour avoir acquis un bébé tigre en 2018, un acte qui a suscité une vive polémique. Reconnu coupable de “détention non autorisée d’un animal d’une espèce non domestique”, il a été contraint de verser un don de 5.000 euros à la Société Havraise de Protection des Animaux (SHPA).
L’affaire remonte à 2018, lorsque l’ancien champion du K1, récemment revenu dans le monde du MMA, avait accepté la livraison d’un tigreau à son domicile, situé à proximité d’Etretat en Seine-Maritime. Le Banner, qui avait été prévenu par un ami, pensait initialement qu’il s’agissait d’un chat de race savannah. “J’ai cru que ce serait un chat, on avait déjà parlé de savannah. J’ai dit oui pour voir”, a-t-il défendu lors du procès.
Cependant, la situation a rapidement pris une tournure inattendue. L’animal, un tigreau, ne correspondait évidemment pas à ce que Le Banner pensait avoir commandé, ce qui a conduit à une enquête et à l’arrestation de l’ex-champion de kick-boxing, accompagné de sa femme, qui a elle aussi été impliquée dans l’affaire.
Quand l’animal a grandi, Le Banner a finalement appelé un vétérinaire et les autorités. Le félin a été récupéré par l’Office français de la biodiversité (OFB).
Une amende de 5.000 euros pour réparer l’atteinte à la faune sauvage
Le tribunal a finalement jugé Jérôme Le Banner coupable de l’acquisition de l’animal sauvage. En conséquence, il a été condamné à une amende de 5.000 euros, somme qu’il devra verser à la SHPA, qui œuvre pour la protection des animaux. Sa femme a également écopé d’une amende de 5.000 euros.
Lors du jugement, Le Banner a exprimé son regret, reconnaissant que son geste était une erreur. “Je trouve cette peine très juste. J’ai mal réagi, j’aurais dû prévenir la police plus tôt”.
La star française des sports de combats qui est désormais parrain du refuge où a été accueilli le tigre a en effet lancé un message de prévention : “Si vous voyez un tigre ou n’importe quel animal sur les réseaux sociaux, appelez la police”.
Sources : CNews, France Bleu.