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Viktor Orban. Photo : @European union.

Hongrie : Viktor Orbán affirme que l’UE est la « véritable menace » avant les élections d’avril

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À huit semaines des législatives hongroises, le premier ministre hongrois et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Viktor Orbán a durci son discours contre Bruxelles ce samedi 14 février, affirmant que la véritable menace pour la Hongrie ne vient pas de la Russie mais de l’Union européenne. En campagne face au parti Tisza de Péter Magyar, le Premier ministre intensifie sa rhétorique souverainiste dans un contexte de tensions persistantes avec l’UE.

À l’approche des élections législatives du 12 avril, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a lancé une nouvelle offensive verbale contre l’Union européenne. Lors de son discours annuel au Várkert Bazár, à Budapest, le dirigeant nationaliste a affirmé que la « véritable menace » pesant sur la Hongrie ne venait pas de la Russie, mais de Bruxelles.

« Ceux qui aiment la liberté doivent craindre Bruxelles et non l’Est », a déclaré Orbán devant ses partisans. Rejetant l’idée que Vladimir Poutine représente un danger majeur pour la sécurité européenne, il a qualifié les inquiétudes à l’égard du Kremlin de « primitives et irréfléchies », estimant que le risque tangible se situait au sein même de l’Union européenne.

Un discours de rupture avec Bruxelles

Le chef du gouvernement a comparé l’UE au régime soviétique qui a dominé la Hongrie pendant plus de quarante ans au XXe siècle, une analogie lourde de symboles dans un pays marqué par l’insurrection de 1956. Il a également accusé Bruxelles de vouloir entraîner les Hongrois dans la guerre en Ukraine, affirmant sans preuves que l’opposition servirait des intérêts extérieurs.

Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, Orbán s’oppose aux aides militaires et financières à Kyiv, tout en maintenant des relations pragmatiques avec Moscou. Cette position l’a placé en porte-à-faux avec plusieurs partenaires européens et au sein de l’OTAN.

Un scrutin décisif

Le parti au pouvoir, le Fidesz, fait face à son défi électoral le plus sérieux depuis le retour d’Orbán au pouvoir en 2010. Plusieurs sondages indépendants placent en tête le parti de centre-droit Tisza, dirigé par Péter Magyar. Ce dernier promet de rétablir les relations de la Hongrie avec ses alliés occidentaux, de relancer une économie en difficulté et de renforcer les institutions démocratiques.

Le gouvernement hongrois est engagé depuis des années dans un bras de fer avec Bruxelles. L’Union européenne a gelé plusieurs milliards d’euros de fonds destinés à Budapest, invoquant des inquiétudes liées à l’indépendance de la justice et à la lutte contre la corruption. En réponse, Orbán multiplie les menaces de veto sur des décisions européennes majeures, notamment concernant l’aide à l’Ukraine.

Une campagne sous tension

En pleine campagne électorale, le Premier ministre accentue sa rhétorique souverainiste et anti-UE, présentant l’opposition comme une « marionnette » de Bruxelles. Le parti Tisza rejette fermement ces accusations, estimant qu’elles visent à détourner l’attention des difficultés économiques et des tensions institutionnelles.

Dans un contexte européen marqué par la guerre en Ukraine et les débats sur l’autonomie stratégique, le scrutin hongrois revêt une dimension continentale. Une reconduction d’Orbán conforterait la ligne eurosceptique au sein de l’Union, tandis qu’une alternance pourrait rebattre les cartes à Bruxelles.

Discours public de Viktor Orbán au Várkert Bazár – 14 février 2026

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