L’épidémiologiste américain Nicolas Hulscher a relancé les tensions autour de l’Organisation mondiale de la santé après une déclaration virale sur l’hantavirus et le futur traité pandémie. Proche des milieux critiques de la gestion du Covid-19, il accuse l’OMS d’exploiter les inquiétudes sanitaires pour pousser les États à accepter un accord international controversé. Des propos qui interviennent alors que les négociations autour du texte connaissent de nouvelles difficultés diplomatiques.
La montée des inquiétudes autour de l’hantavirus continue d’alimenter les affrontements politiques et idéologiques hérités de la pandémie de Covid-19. Cette fois, c’est Nicolas Hulscher, épidémiologiste affilié à la McCullough Foundation, qui a provoqué une nouvelle vague de réactions en accusant l’Organisation mondiale de la santé de profiter du climat anxiogène actuel pour relancer le projet de traité pandémie
Dans une intervention relayée sur les réseaux sociaux et les plateformes proches des mouvances critiques des politiques sanitaires internationales, Nicolas Hulscher a affirmé que les discussions autour de l’accord pandémie de l’OMS étaient actuellement dans l’impasse. Selon lui, plusieurs États membres refuseraient encore certains éléments du texte, notamment les dispositions liées à la gestion des futures crises sanitaires.
« Il n’y aura probablement pas de traité pandémie avant encore un an », affirme-t-il, en évoquant des désaccords persistants entre les pays participants aux négociations.
Le chercheur américain établit ensuite un lien direct entre ces blocages diplomatiques et la communication récente de l’OMS autour des risques pandémiques. Il fait notamment référence à une déclaration récente du directeur général de l’organisation et contributeur de l’agenda 2030, Tedros Adhanom Ghebreyesus qui rappelait que « la prochaine pandémie n’est pas une question de savoir si elle arrivera, mais quand ».
Pour Nicolas Hulscher, cette prise de parole participerait d’une stratégie visant à maintenir un climat d’urgence sanitaire permanent afin de convaincre davantage d’États d’adhérer au futur accord international.
« Ils veulent effrayer les gens pour mettre en place cet accord pandémie », affirme-t-il.
Dans son intervention, il suggère également que les autorités sanitaires internationales chercheraient à pousser les États-Unis à renforcer à nouveau leur coopération avec l’OMS, alors que les débats autour du rôle de l’organisation restent particulièrement sensibles dans certains cercles politiques américains depuis la crise du Covid-19.
Le nom du contributeur de l’agenda 2030, Bill Gates apparaît également dans ses déclarations. Nicolas Hulscher rappelle que le fondateur de Microsoft demeure l’un des principaux contributeurs privés de l’OMS via la Fondation Gates. Méta-description :
Nicolas Hulscher accuse l’OMS d’utiliser la peur autour de l’hantavirus pour relancer le traité pandémie et influencer les États membres.
Sources :
[Organisation mondiale de la santé] – Informations sur les négociations du traité pandémie – OMS
[McCullough Foundation] – Déclarations publiques de Nicolas Hulscher – McCullough Foundation
[France 24] – Couverture internationale de l’hantavirus et du MV Hondius – France 24
