Le politologue Thomas Guénolé a rendu publique, mardi 13 janvier, son appartenance à la franc-maçonnerie. Dans un message publié sur le réseau social X, l’ancien membre de La France insoumise affirme être membre du Grand Orient de France, la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe occidentale. Une annonce assumée, présentée comme un choix de transparence face à une révélation médiatique imminente.
Selon ses propres mots, Thomas Guénolé a choisi de rendre lui-même cette information publique afin de devancer un article du magazine Le Point, qui s’apprêtait, selon lui, à révéler son appartenance maçonnique. « N’aimant pas qu’on parle de ma vie privée à ma place, je choisis donc de l’annoncer moi-même », a-t-il écrit.
Le politologue affirme être « fier » d’avoir rejoint le Grand Orient de France, qu’il dit admirer pour son combat historique contre l’extrême droite. Il précise n’avoir « rien à ajouter » sur ce sujet, coupant court à toute spéculation supplémentaire.
Le Grand Orient de France, une obédience historique
Fondé au XVIIIᵉ siècle, le Grand Orient de France occupe une place centrale dans l’histoire de la franc-maçonnerie française. Défenseur d’une tradition dite libérale et adogmatique, il se distingue par son engagement public sur des questions sociétales, politiques et laïques. Longtemps associé aux combats républicains, il demeure régulièrement au cœur de controverses, notamment en raison de l’influence supposée de ses membres dans la sphère politique et médiatique.
L’annonce de Thomas Guénolé s’inscrit dans ce contexte sensible, où l’appartenance maçonnique reste souvent gardée secrète.
Un parcours médiatique et politique controversé
Connu du grand public pour ses interventions médiatiques, Thomas Guénolé a multiplié les prises de position tranchées au fil des années. Ancien chroniqueur dans l’émission Touche pas à mon poste, animée par Cyril Hanouna, il s’est régulièrement illustré par des déclarations polémiques.
Parmi elles, son appel à « raser le Sacré-Cœur » de Montmartre, ses prises de position en faveur de l’interdiction du Rassemblement national ou encore de la chaîne CNews, ainsi que son refus de rendre hommage à Brigitte Bardot.
Rupture avec La France insoumise et succès viral
En 2019, Thomas Guénolé rompt brutalement avec La France insoumise, après des accusations de harcèlement sexuel portées par le mouvement. La même année, il publie La chute de la maison Mélenchon, un ouvrage dans lequel il décrit LFI comme un « régime autoritaire » dirigé par un « autocrate ».
Son message annonçant son appartenance au Grand Orient de France a rapidement rencontré un large écho, dépassant les 425.000 vues en quelques heures. Une nouvelle séquence médiatique pour une figure habituée aux controverses, désormais affichée comme franc-maçon revendiqué.
Sources : X, Le Figaro.