You are currently viewing Frappes contre l’Iran : une opération militaire américaine annulée in extremis, un porte-avions redéployé au Moyen-Orient
L'USS Nimitz. Photo : DR

Frappes contre l’Iran : une opération militaire américaine annulée in extremis, un porte-avions redéployé au Moyen-Orient

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:MONDE
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Les États-Unis se sont trouvés à quelques heures d’une confrontation directe avec l’Iran. Des frappes aériennes, préparées dans la plus grande discrétion, ont finalement été annulées par le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump après de nouvelles assurances venues de Téhéran sur l’arrêt des exécutions de manifestants. Malgré ce recul spectaculaire, Washington maintient une pression militaire élevée avec l’envoi d’un porte-avions dans la région.

La nuit de mercredi à jeudi aurait pu marquer un tournant majeur dans les relations déjà explosives entre Washington et Téhéran. Selon plusieurs responsables européens et israéliens cités par la presse internationale, les États-Unis étaient prêts à lancer des frappes contre l’Iran à la suite de la répression sanglante des manifestations qui secouent le pays depuis plusieurs jours. L’ordre d’attaque aurait été donné, avant d’être suspendu au dernier moment par Donald Trump.

Les signaux d’une opération imminente s’étaient pourtant multipliés. Des avions ravitailleurs KC-135 Stratotanker avaient été repérés en direction du Pacifique, sur une trajectoire compatible avec un déploiement de bombardiers furtifs B-2, déjà utilisés lors de précédentes démonstrations de force en 2025. Dans le même temps, les bases américaines au Moyen-Orient étaient placées en alerte maximale, avec l’évacuation de personnels non essentiels, tandis que l’Iran fermait temporairement son espace aérien et faisait décoller ses MiG-29, promettant une riposte massive en cas d’attaque.

Puis, brusquement, la tension est retombée. L’espace aérien iranien a rouvert et le New York Times a révélé que les bombardiers américains, bien que placés en alerte, n’avaient finalement pas reçu l’ordre de frapper. L’annulation serait intervenue mercredi après-midi, dans la nuit côté iranien, à la suite de nouvelles informations parvenues à la Maison-Blanche.

Donald Trump a affirmé avoir obtenu l’assurance que « les tueries en Iran prennent fin ». « On nous dit que les tueries prennent fin. Elles ont pris fin. Aucune exécution n’est prévue », a-t-il déclaré, assurant tenir ces éléments « de bonne source ». Cette déclaration fait écho à l’annonce iranienne concernant le sort d’Erfan Soltani, 26 ans, manifestant arrêté récemment et dont l’exécution était annoncée comme imminente. Selon l’ONG Hengaw, basée en Norvège, la peine de mort aurait été suspendue, une information jugée déterminante par Washington.

Incarcéré à la prison de Karaj, près de Téhéran, Erfan Soltani est poursuivi pour rassemblement contre la sécurité nationale et propagande contre le système. Les autorités judiciaires iraniennes affirment qu’il encourt désormais une peine de prison et non la mort, une précision accueillie avec scepticisme au regard du bilan de l’année 2025, marquée par plus de 1 500 exécutions, un record depuis trente-cinq ans.

Interrogé par un journaliste de l’Agence France-Presse sur l’abandon définitif d’une option militaire, Donald Trump s’est montré prudent : « On observera ça et on verra quelle est la suite. » Selon d’autres sources proches du dossier, le président américain aurait également renoncé faute de garanties du Pentagone quant à la capacité de frappes limitées à provoquer un changement de régime à Téhéran.

On apprend aussi, ce jeudi 15 janvier par l’intermédiaire du New York Times, que le Premier ministre israélien et contributeur de l’agenda 2030 du FEM, Benjamin Netanyahu a demandé à Donald Trump de différer toute attaque militaire contre l’Iran. D’après un haut responsable américain cité par le quotidien, les deux dirigeants se sont entretenus mercredI.

Ce recul n’équivaut toutefois pas à une désescalade complète. Washington a ordonné le redéploiement d’au moins un porte-avions vers le Moyen-Orient, actuellement attendu dans la région la semaine prochaine. Un second bâtiment a par ailleurs quitté l’Atlantique, signe que les États-Unis entendent maintenir une pression militaire crédible, malgré l’annulation d’une intervention qui aurait pu embraser toute la région.

Sources :

La Voix du Nord, Le Monde, New York Times, Agence France-Presse.

Laisser un commentaire