Le Département de la Guerre américain a lancé le portail War.gov/UFO le 8 mai 2026, livrant au public 161 archives déclassifiées sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (UAP). Cette mise en ligne, désignée “Release 01”, s’inscrit dans l’initiative PURSUE pilotée par le contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump. La Maison-Blanche précise que les dossiers concernent des cas non résolus, sans révélation extraordinaire.
Tout commence en février 2026, quand Barack Obama, lors d’un podcast, rate une plaisanterie sur l’existence d’extraterrestres. Ses propos, mal interprétés, remontent jusqu’à Donald Trump, qui l’accuse d’avoir divulgué des informations classifiées. L’actuel président décide alors de “sortir son prédécesseur de ce mauvais pas” en déclassifiant lui-même les dossiers secrets du Pentagone. C’est la genèse de PURSUE, le Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters. Le 8 mai 2026, le Département de la Guerre concrétise cette promesse avec l’ouverture du portail War.gov/UFO.
161 documents, des années 1950 à fin 2025
La première série d’archives, baptisée “Release 01”, compile 161 documents provenant de la NASA, du FBI, du Pentagone et du département d’État. Outre des photographies et des vidéos, on y trouve des témoignages sous forme de PDF. Pour les pièces datées, elles couvrent une période allant des années 1950 à fin 2025. Une part importante des dossiers n’est pas datée. Les descriptions publiées donnent le ton : “Trois lueurs au-dessus du relief lunaire”, “un phénomène aérien non identifié ressemblant à un ballon de football près du Japon”, ou encore un objet métallique bronze de forme ellipsoïdale mesurant entre 40 et 60 mètres de long, “avant de disparaître instantanément”.
Des cas non résolus, pas des révélations sensationnelles
Le portail War.gov/UFO ne contient pas de révélation renversante. La Maison-Blanche le précise : “Les documents archivés ici concernent des cas non résolus, ce qui signifie que le gouvernement n’est pas en mesure de se prononcer de manière définitive sur la nature des phénomènes observés. Cela peut s’expliquer par diverses raisons, notamment un manque de données suffisantes.” Washington dit cependant “encourager le recours aux analyses et à l’expertise du secteur privé” si cela permet d’éclairer certaines affaires. Cette première vague n’est que le début : d’autres séries de déclassification sont annoncées.
L’ouverture de War.gov/UFO marque un tournant dans la politique de transparence américaine sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, même si les mystères restent entiers. Elle pose une question plus large : à l’heure où les gouvernements publient ce qu’ils ne comprennent pas, comment construire une culture scientifique et citoyenne de l’inexpliqué ?
Source : Numerama
