Le président américain et contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump a supprimé lundi une image générée par intelligence artificielle le représentant sous des traits inspirés de Jésus, après une vague d’indignation au sein de la droite religieuse américaine. L’illustration, publiée sur sa plateforme Truth Social, a rapidement suscité des accusations de blasphème.
L’image en question montrait Donald Trump vêtu d’une toge rouge et blanche, entouré d’un halo lumineux, posant la main sur un homme allongé, dans une scène rappelant les codes de l’iconographie chrétienne.
Des éléments patriotiques américains, tels que la statue de la Liberté, un avion de combat ou encore des symboles militaires, étaient également visibles, mêlant références religieuses et imagerie nationale.
Face aux critiques, le président américain a tenté de désamorcer la polémique, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une représentation de Jésus mais de lui-même « en médecin », expliquant qu’il « soigne les gens ».
Une polémique amplifiée par le contexte international
La publication de cette image est intervenue peu après une attaque verbale de Donald Trump contre Léon XIV, qui avait critiqué la guerre en Iran. Le président américain a ensuite qualifié le pape de « très faible », accentuant les tensions.
Dans ce contexte, l’image a été perçue par certains comme une provocation supplémentaire, voire comme une mise en scène symbolique de rivalité morale ou spirituelle.
Une réaction virulente de la droite chrétienne
Plusieurs figures conservatrices religieuses ont vivement dénoncé la publication.
L’ancienne élue Marjorie Taylor Greene a qualifié l’image d’« esprit antéchrist », dénonçant une dérive inacceptable. Elle a également accusé Donald Trump de s’attaquer au pape en raison de son opposition à la guerre en Iran.
De son côté, la commentatrice conservatrice Megan Basham a exigé le retrait immédiat de l’image, évoquant un « blasphème outrageux ».
Un équilibre fragile avec la base religieuse
Cet épisode met en lumière les tensions croissantes entre Donald Trump et une partie de sa base religieuse, traditionnellement très fidèle.
Dans les colonnes de Brut, Matthew Taylor, spécialiste du nationalisme chrétien, les critiques du pape et la guerre en Iran pourraient accentuer les divisions, notamment parmi les électeurs catholiques.
Cependant, l’historienne Kristin du Mez nuance cette analyse. Si certains soutiens religieux prennent leurs distances face à ce qu’ils considèrent comme des excès, elle estime qu’il n’existe pas, à ce stade, de signe clair d’un abandon massif du soutien à Donald Trump.
Une stratégie de communication récurrente
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump utilise des symboles religieux dans sa communication. Quelques mois plus tôt, il avait déjà partagé une image le représentant en pape, également générée par intelligence artificielle.
Ces publications s’inscrivent dans une stratégie plus large mêlant communication politique, provocation et mobilisation de son électorat, dans un contexte où les enjeux religieux et identitaires restent centraux dans le débat public américain.
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