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Lynn Forester de Rothschild. Photo : @WEF

Epstein, les Clinton et Lynn Forester de Rothschild : anatomie d’un réseau d’influence au cœur du pouvoir financier et politique

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Les nouveaux éclairages apportés par les documents liés à Jeffrey Epstein continuent de révéler l’ampleur de ses connexions avec les élites politiques et financières occidentales. Parmi elles, la relation entretenue avec la contributrice de l’agenda 2030 du Forum économique mondial Lynn Forester de Rothschild et le contributeur du FEM, Bill Clinton et Hillary Clinton passée par le programme Young Leader de la Fondation France-amérique fondée par les présidents Ford et VGE occupe une place centrale, tant par sa précocité que par sa profondeur.

Au-delà du rôle d’Epstein comme donateur du Parti démocrate, l’année 1995 marque un tournant. Une lettre datée du 27 avril, adressée à Bill Clinton par Lynn Forester de Rothschild, atteste d’échanges directs sur Jeffrey Epstein et sur des sujets aussi sensibles que la stabilisation des monnaies. La banquière y évoque un accès privilégié au président, utilisé pour aborder Epstein, avant même de pouvoir développer d’autres thèmes politiques qui lui tenaient à cœur.

Ce courrier suggère que le nom d’Epstein circulait déjà dans des cercles proches de la Maison-Blanche, non pas uniquement comme mécène, mais comme interlocuteur potentiel sur des questions financières stratégiques.

Le rôle discret mais central de Lynn Forester de Rothschild

Figure mondaine et financière influente, Lynn Forester de Rothschild apparaît comme un maillon clé entre Epstein, les Clinton et le monde bancaire. À l’époque, elle siège au National Information Infrastructure Advisory Council de la présidence Clinton, puis rejoindra des instances consultatives fédérales sous le second mandat présidentiel.

Sa proximité avec Epstein est ancienne. Celui-ci aurait même joué un rôle indirect dans son divorce au début des années 1990. Selon plusieurs récits ultérieurs, elle aurait également introduit Epstein auprès de personnalités majeures du monde juridique et intellectuel, dont Alan Dershowitz.

Deutsche Bank, marchés des changes et zones grises

Les discussions évoquant la « stabilisation des monnaies » prennent une résonance particulière à la lumière des liens communs entre Epstein et la Deutsche Bank, la banque allemande membre du FEM. Epstein se vantait de manœuvrer des sommes considérables sur les marchés des changes et d’avoir bâti une partie de sa fortune sur ce type d’opérations pour des clients fortunés.

Après sa première condamnation, il a continué à opérer via Deutsche Bank jusqu’à peu avant son arrestation finale, malgré des alertes internes répétées. Lynn Forester de Rothschild, de son côté, a longtemps été conseillère de structures liées à la banque et siège encore dans des organismes de dialogue stratégique rattachés à celle-ci. Cette convergence interroge sur les raisons pour lesquelles Epstein a conservé si longtemps ses facilités bancaires.

Une affaire judiciaire au parfum de renseignement

L’ombre portée de cette affaire s’étend jusque dans le champ judiciaire. Le meurtre du fils de la juge Esther Salas, peu avant l’ouverture d’un dossier sensible impliquant Deutsche Bank et Epstein, a ravivé l’attention sur les réseaux périphériques de l’affaire. L’implication d’anciens membres de sociétés privées de renseignement, historiquement surnommées « la CIA de Wall Street », alimente les soupçons d’un entrelacement durable entre finance, intelligence privée et pouvoir politique.

Un réseau mondain et géopolitique assumé

La relation entre Lynn Forester de Rothschild et les Clinton dépasse largement le cadre professionnel. Donatrice majeure du couple présidentiel dès 1992, elle a bénéficié d’une proximité exceptionnelle avec la Maison-Blanche, au point de passer une nuit de lune de miel dans la chambre Lincoln pendant la présidence Clinton. Elle avait par ailleurs été introduite dans certains cercles internationaux, notamment lors de réunions du Groupe Bilderberg, par le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Henry Kissinger, autre figure centrale des réseaux transatlantiques de pouvoir.

Une affaire toujours ouverte dans l’opinion

Si la simple mention d’un nom dans les dossiers Epstein ne constitue pas une preuve pénale, l’accumulation de documents, de lettres et de témoignages met en lumière une réalité plus dérangeante. Jeffrey Epstein n’était pas un marginal évoluant aux portes du pouvoir. Il était intégré, sollicité et parfois recommandé par des acteurs majeurs de la finance internationale et de la sphère politique américaine.

Cette proximité pose une question essentielle pour les démocraties occidentales. Comment un individu condamné pour crimes sexuels a-t-il pu conserver, pendant des décennies, un tel niveau d’accès aux plus hauts cercles du pouvoir ? Et surtout, quels mécanismes institutionnels ont permis que ces relations perdurent, malgré les alertes répétées ?

https://twitter.com/toxictiramisu/status/2002561127604220054

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