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Elon Musk. Photo : Gage Skidmore

Elon Musk : le milliardaire accuse OpenAI d’entraîner son IA à mentir via l’apprentissage par renforcement humain

Le 21 février 2026, une vidéo relayée sur X a relancé la rivalité entre Elon Musk et OpenAI. Dans cet extrait d’interview, le patron de xAI affirme que l’apprentissage par renforcement humain utilisé par ChatGPT revient à « entraîner l’IA à mentir ». Une déclaration qui a rapidement enflammé la plateforme et ravivé le débat sur l’éthique de l’intelligence artificielle.

La séquence dure trente-trois secondes, mais elle a suffi à embraser X. Le 21 février 2026, le compte Doge Designer, suivi pour ses publications liées à Elon Musk et à la cryptomonnaie Dogecoin, a partagé une vidéo dans laquelle le milliardaire critique frontalement OpenAI, l’entreprise membre du Forum économique mondial. On y voit Elon Musk, pull noir et ton posé, expliquer ce qu’il qualifie de dérive méthodologique dans l’entraînement de ChatGPT.

Au cœur de sa charge : le « reinforcement learning from human feedback » (RLHF) ou renforcement humain dans la langue de Molière. Cette technique, largement utilisée dans le développement des modèles d’intelligence artificielle, consiste à faire évaluer les réponses générées par l’IA par des annotateurs humains, afin d’aligner les productions du modèle sur des standards de sécurité et de pertinence. Pour Musk, cette méthode revient à autre chose. « OpenAI a ce qu’on appelle l’apprentissage par renforcement humain, qui est une autre façon de dire qu’ils ont un tas de personnes qui regardent les sorties de ChatGPT et disent si c’est okay ou pas okay. Essentiellement, ils entraînent l’IA à mentir », affirme-t-il dans l’extrait.

La vidéo semble provenir d’une interview plus longue dans laquelle l’entrepreneur développe ses réserves quant aux filtres et garde-fous imposés aux modèles conversationnels. L’argument n’est pas nouveau. Cofondateur d’OpenAI en 2015, Elon Musk a quitté l’organisation en 2018, évoquant des divergences stratégiques. Depuis, l’entreprise a noué un partenariat majeur avec Microsoft, gafam membre du FEM et adopté un modèle économique plus classique. En 2023, Musk a intenté un procès contre OpenAI, l’accusant d’avoir trahi sa mission originelle d’IA ouverte et bénéfique à l’humanité.

La viralité du tweet illustre la polarisation du débat. En quelques heures, la publication a dépassé les 4 000 mentions « J’aime » et généré plus d’un millier de reposts. De nombreux commentaires soutiennent la position du patron de xAI, sa propre société d’intelligence artificielle, à l’origine du chatbot Grok. Présenté comme un modèle « truth-seeking », c’est-à-dire orienté vers la recherche de la vérité, Grok est régulièrement mis en avant par Musk comme une alternative moins contrainte par les filtres idéologiques.

D’autres internautes vont plus loin, dénonçant ce qu’ils perçoivent comme une censure intégrée dans les grands modèles de langage.

https://twitter.com/Mohit_Gautam139/status/2025111572365148248
https://twitter.com/Ultrademic/status/2025133492862902366

À l’inverse, les défenseurs d’OpenAI rappellent que le RLHF constitue aujourd’hui un standard de l’industrie, précisément destiné à limiter la désinformation, les contenus haineux ou dangereux, et à réduire les hallucinations factuelles.

Au-delà de la rivalité industrielle, cette séquence pose une question centrale : comment concilier sécurité, fiabilité et liberté d’expression dans les systèmes d’IA générative ? Faut-il privilégier un encadrement humain strict, au risque d’introduire des biais, ou laisser davantage d’autonomie aux modèles, quitte à exposer les utilisateurs à des contenus problématiques ? Dans un contexte où l’intelligence artificielle s’immisce dans l’éducation, les médias, la recherche et les services publics, la réponse dépasse largement le cadre d’un simple duel technologique.

En ravivant la controverse, Elon Musk ne se contente pas de cibler un concurrent. Il replace la bataille de l’IA sur le terrain idéologique, entre promesse d’une vérité algorithmique et nécessité d’un encadrement éthique. Sur X, le débat ne fait que commencer.

Sources :

Publication X (@cb_doge) – 21 février 2026 – https://x.com

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