La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la France continue de produire des effets dramatiques. À Paris, le Samu a recensé 109 décès en seulement 24 heures, un chiffre très supérieur à la mortalité habituellement observée à cette période de l’année. Les services d’urgence franciliens font également face à une explosion des appels et à une affluence record dans les hôpitaux.
Alors que la canicule commence progressivement à refluer sur une partie du territoire, ses conséquences sanitaires continuent de peser lourdement sur les services de secours. À Paris, le Samu a recensé vendredi 26 juin pas moins de 109 décès en l’espace de vingt-quatre heures, contre une moyenne habituelle de sept morts sur la même période, selon des informations obtenues par franceinfo.
Ce bilan ne comprend toutefois pas les décès survenus à l’hôpital et attribuables aux fortes chaleurs. Il concerne uniquement les personnes décédées à domicile ou sur la voie publique lors d’interventions des équipes de secours.
L’épisode caniculaire, qui a vu les températures approcher les 39°C dans la capitale, a provoqué une hausse spectaculaire de l’activité des services d’urgence. En seulement une journée, près de 3 400 appels ont été enregistrés par le Samu de Paris. Trente arrêts cardio-respiratoires ont également été recensés sur la même période.
Parmi les situations les plus critiques observées par les secours figure le cas d’une patiente souffrant d’une hyperthermie extrême, dont la température corporelle a atteint 43,7°C. Un niveau particulièrement élevé qui témoigne de la violence de cet épisode météorologique.
Au-delà des décès directement constatés par les secours, la canicule a également été marquée par plusieurs accidents. Vendredi soir, un homme est mort noyé dans le canal Saint-Martin, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris. Selon les autorités, la victime se trouvait hors de la zone surveillée et en dehors des horaires autorisés pour la baignade. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a précisé l’information sur le réseau social X.
Depuis le début de cet épisode de chaleur extrême, la ministre des Sports a indiqué que 55 noyades avaient déjà été recensées à l’échelle nationale.
L’ensemble du système de santé francilien reste fortement sollicité. Les quatre Samu de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont enregistré une hausse de 80 % des appels au cours de la semaine écoulée, selon l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).
Dans les services d’urgence, l’affluence a atteint vendredi un niveau qualifié d’« exceptionnellement élevé » par l’AP-HP, avec une fréquentation en hausse de 36 % par rapport à une journée habituelle et de 8 % par rapport à la veille.
Si la vague de chaleur amorce un recul progressif, la vigilance reste de mise. Trente-cinq départements demeurent encore placés en vigilance rouge canicule samedi, tandis que trente-quatre autres sont concernés par une vigilance orange en raison des risques d’orages. Météo-France prévoit une amélioration graduelle de la situation à partir de dimanche, mais les autorités sanitaires préviennent que la pression sur le système hospitalier pourrait se prolonger plusieurs jours.
Sources :
Franceinfo – Article publié le 27 juin 2026 – lien
AP-HP – Bilan d’activité des urgences franciliennes – https://www.aphp.fr/
Météo-France – Vigilance canicule et orages – https://meteofrance.com/
