Alors que le gouvernement de François Bayrou était encore en sursit Marine Le Pen a pris la parole ce lundi 8 septembre. La présidente du Rassemblement national a réclamé la dissolution de l’Assemblée national et appeler à un grand “reset”, mais pas à la destitution du président français et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Emmanuel Macron.
Dans son discours, Marine Le Pen a évoqué un moment politique historique, “un moment de vérité”.
Il est des moments politiques particuliers dans la petite histoire d’une mandature, ou dans la plus grande histoire de la vie parlementaire d’un pays.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 8, 2025
Celui-ci en est un. C’est un moment de vérité. pic.twitter.com/eXNJheABH0
Elle a dénoncé « l’agonie d’un gouvernement fantôme » et affirmé que la nomination d’un nouveau Premier ministre ne suffirait pas à rétablir la confiance. Pour elle, la dissolution est le seul moyen légitime de sortir de l’impasse. Contrairement à certaines voix plus radicales, la députée du Pas-de-Calais n’a jamais évoqué la destitution du chef de l’État, préférant rester dans le strict cadre institutionnel.
Ce moment marque la fin de l’agonie d’un gouvernement fantôme, d’un « gouvernement » qui n’eut de gouvernement que le nom.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 8, 2025
À l’évidence, le pays n’est pas gouverné. Est-il même seulement administré ? pic.twitter.com/cHiZz8j09N
Selon elle, la dernière année a été celle “d’un nauffragedont la seule vertue a été de préparer l’alternance”. Elle a appelé à un “reset”, terme cher aux informaticiens et au fondateur du Forum économique mondial, Klaus Scwhab, auteur du livre “The Great reset”, évoquant le monde d’après pandémie. “Le vrai “reset” serait la démission du président mais elle ne dépend que de lui puisqu’il est constitutionnellement élu pour cinq ans”, a-t-elle toutefois précisé, précisant que son groupe n’appelait pas à sa destitution.
Les informaticiens parleraient de "reset", cette action qui consiste à réinitialiser la machine étouffée par les bugs.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 8, 2025
Le vrai "reset" serait la démission du président mais elle ne dépend que de lui puisqu’il est constitutionnellement élu pour cinq ans. pic.twitter.com/MUQ4A10NLK
Elle attend toutefois du président de la République qu’il annonce la dissolution de l’Assemblée nationale.
J’entends dire qu’il n’y aura pas de dissolution parce que "Emmanuel Macron n’y aurait pas intérêt".
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 8, 2025
Ni les règles de la démocratie, ni la Constitution ne prévoient que le président de la République agisse par intérêt. Il doit agir par devoir et dans l’intérêt supérieur du pays. pic.twitter.com/5kGJ5bBFGr
Selon elle, “Macron doit se résoudre à sortir de son rôle de chef de la majorité pour enfin assumer, si toutefois il en est capable, son rôle de président de la République”. “En ces circonstances, le Président n’a qu’une possibilité : convoquer de nouvelles élections.”
Monsieur Macron doit se résoudre à sortir de son rôle de chef de la majorité pour enfin assumer, si toutefois il en est capable, son rôle de président de la République.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 8, 2025
En ces circonstances, le Président n’a qu’une possibilité : convoquer de nouvelles élections. pic.twitter.com/i1ssNvQ5e0
La cheffe du Rassemblement national ne voit personne au sein du “bloc macrono-LR, ou chez leurs supplétifs socialistes, une seule personnalité ayant suffisamment d’autorité pour gouverner en ces circonstances particulières”.
Y a-t-il dans le bloc macrono-LR, ou chez leurs supplétifs socialistes, une seule personnalité ayant suffisamment d’autorité pour gouverner en ces circonstances particulières, et ne pas resservir le plat budgétaire avarié préparé dans les cuisines de Bercy ?
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 8, 2025
Je ne le crois pas. pic.twitter.com/npeuZmUYGK
Elle affirme que son partie est prêt à gouverner “pour mettre en œuvre, sans attendre la présidentielle, un programme de redressement national”.
S’il y a dissolution, nous accepterons le verdict des urnes.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 8, 2025
Si le peuple nous fait l’honneur d’un mandat clair, c’est-à-dire d’une majorité absolue, nous irons à Matignon pour mettre en œuvre, sans attendre la présidentielle, un programme de redressement national. pic.twitter.com/oFPz1HlHhz
Je m’étonne que Monsieur Bayrou ait pu un instant croire que je pouvais lier ma décision de voter ou non la confiance à mon intérêt personnel.
C’est mal connaître le Rassemblement national et c’est ignorer l’intensité de notre engagement exclusif au service de la France.